Changer le mica d'un poêle De Dietrich Président

Outch ! Le mica de mon poêle, usé par 70 ans de bons et loyaux services, est percé et n'assure plus l'étanchéité correcte du foyer.

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Le remplacement du mica sur ce poêle est très simple. On commence par déposer la garniture de la porte en dévissant les 4 vis extérieures (repérées en rouge). Utiliser un tournevis de la bonne taille et, au besoin, les sortir au tournevis à frapper, en maintenant bien la porte pour ne pas abîmer l'émail.

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Une fois la garniture déposée, on a accès aux deux écrous carrés maintenant la plaque de fixation du mica. Dévisser les boulons est plus facile de ce côté.

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Déposer la plaque et sortir la porte de ses gonds.

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Le mica se change sans difficultés après avoir bien nettoyé les portées concernées.

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Le remontage s'effectue à l'inverse. On peut en profiter pour lubrifier au graphite ou au MoS les boulons, le verrou et les gonds, et surfacer la porte pour améliorer l'étanchéité. Une vis cassée au démontage s'extrait sans soucis en perçant bien au centre à 5 mm et en repassant un taraud à M6.

Le mica se trouve à prix sympa à l'atelier du poêle, qui l'envoie par la Poste. (une vingtaine d'euros pour ce modèle, par exemple).

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Youpi !

Resserrer un levier de tirage de poêle à bois.

Ce joli poêle à charbon De Dietrich Président est un nouveau venu à la maison. Le seul problème est que le levier de réglage ne présente aucune résistance. On ne peut donc le régler que sur "vif" ou "lent", sans possibilité de réglage intermédiaire, et trop d'air parvient à passer même lorsque le poêle est fermé.

On accède facilement à l'arrivée d'air par l'intérieur du poêle, en retirant le cendrier. La vis fixant la plaque d'arrivée d'air est fixée au levier par un emmanchement carré et une vis qu'il suffit de resserrer pour que le levier retrouve une résistante normale :

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Histoires de biellette

Après 90000 km et un embrayage fraîchement changé, un petit souci est apparu sur ma Guzzi 1100 sport ; avec les tendeurs de câble et la vis de la biellette au taquet, impossible de débrayer.

L'embrayage est neuf mais la tringlerie de débrayage a subi pas mal d'usure (j'ai beaucoup roulé en ville dans ma prime jeunesse) et, il faut le dire, cette moto est assez mal conçue puisque, d'origine et même avec un embrayage neuf, la garde à l'embrayage n'est correcte qu'avec le tendeur côté carter dévissé à fond. De plus, rapidement, la biellette vient taper contre le carter de boite et il devient nécessaire de visser à fond la vis de la biellette de débrayage pour pouvoir débrayer... jusqu'à ce que la biellette revienne taper sur le carter.

poc.jpgSi, à ce stade, il n'y a plus de marge au niveau de la vis de la biellette, il devient impossible de débrayer correctement et notamment de passer au point mort sans faire caler le moteur.

Le présent bricolage vise à retrouver, au niveau de la biellette, un recul suffisant pour s'assurer de nombreux kilomètres sur une moto déjà âgée.

La première étape consiste à déposer la biellette. Suivant les modèles, cette opération est plus ou moins aisée et il peut être nécessaire de faire un peu levier avec un long tournevis pour bien repousser le poussoir d'embrayage. Il est aussi utile de déposer le contre-écrou de la vis de la biellette.

1. amélioration de la biellette

Pour faciliter la repose, il est utile de modifier la biellette : chanfrein au contact avec le bras oscillant et fraisage de 2 mm pour pouvoir reposer la pièce sans être gêné par le poussoir. On peut en profiter pour bien ébavurer et polir la pièce.

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2. Rattrapage du jeu

Pour rattraper le jeu, on agit à la fois sur la vis de la biellette et sur le poussoir.

Pour la vis de biellette, on en confectionne une plus longue à l'aide, par exemple, d'une vis de réglage de culbuteur, qui est également une vis M8 pas fin avec une tête plate.

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Le poussoir est facilement déposé. On peut le positionner un peu plus au ras du carter en intercalant, entre ce dernier et la butée à aiguille, une rondelle supplémentaire d'un mm d'épaisseur.

1100 Sport Carbu - Parts List

Ces deux modifications se font moteur dans le cadre, au prix de quelques contorsions, mais l'amélioration est nette et permet de retrouver une garde correcte pour au moins la durée de la vie de la moto.

Tarauder ses manivelles

Je n'ai plus eu l'occasion de rouler avec ma vieille randonneuse Motobécane depuis ma balade en Irlande en 2011. Je suis en train de changer l'axe de pédalier et j'ai souhaité profiter de l'occasion pour installer de bonnes pédales automatiques.

Souci, mes manivelles sont prévues pour des pédales françaises filetées en M14x1,25 et le standard moderne est aujourd'hui en mesures impériales, 9/16" x 20 filets par pouce (14,29mm x 1,27mm).

Dans les manivelles en alu, les filetages étant proches, on peut forcer les pédales. Dans les manivelles en acier, c'est une autre histoire et il est indispensable d'élargir les filetages à l'aide de tarauds spéciaux, à pas à droit pour la manivelle droite, à pas à gauche pour celle de gauche.


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L'opération n'est pas compliquée. Il faut engager les tarauds bien perpendiculairement. Le mieux est de procéder à la perceuse à colonne, en tournant le mandrin à la main. Une fois le taraud bien engagé, on finit classiquement au tourne-à-gauche.

Un bon jeu de taraud 9/16" aux bonnes dimensions et au meilleur prix peut se trouver pour 20 euros chez Chain Reaction Cycle en Irlande ou 14 € chez Hubert Cycles (Reims).

Un tendeur de chaine

Un tout nouveau tendeur de chaine pour mon vélo, pattes brasés à l'argent. Les deux flasques sont en laiton tourné, recuit et repoussé au tour. Le ressort provient d'une lampe d'architecte.

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Un tendeur de chaine est utile dans le cas de montage d'un moyeu Nexus sur un vélo à pattes verticales, qui ne permet de régler la tension de chaine.

Réalisation d'un truss-rod

truss_stew.jpgLe truss-rod réalisé est librement inspiré du modèle « Spoke Nut Hot Rod » de Stewart Mac Donald.

Il s'agit d'un modèle double action, composé de deux blocs et deux tiges filetées. La tête présente 6 ou 8 trous permettant un réglage facile à l'aide
de n'importe quel outil fin : tournevis, clé Allen... La tête est facilement réalisable à la fraiseuse.
Le modèle de Stewmac présente une tête brasée ; la notre sera simplement fixée à l'aide d'une vis de pression, ce qui nous permet éventuellement de la fabriquer en aluminium.

Le truss-rod doit être installé tige active vers le bas. On agit contre les cordes en vissant la tête vers la droite.

1. plan, fournitures, outillage

Fourniture : plaque de bronze de 10 mm d'épaisseur, tige inox diamètre 5 mm (environ 1,20 m),
5 cm d'acier rond diamètre 8 mm, une vis de pression M3, gaine thermoretractable pour une ou les
deux tiges.
Outillage : tarauds et filières M5 droit et gauche, tour, fraiseuse et plateau diviseur.

plan_truss.png

IMGP4454.JPG2. Réalisation des tiges filetées

• Coupe des tiges à bonne longueur.

• Chariotage des extrémités à 4,8 mm sur toute la longueur du filetage (le taraudage repoussera le métal jusqu'au bon diamètre).

IMGP4456.JPG• Taraudage des extrémités.

Engager la filière au tour pour s'assurer de la concentricité.

Bien lubrifier et revenir en arrière tous les 1/4 de tour pour casser le copeau.

IMGP4450.JPG• Finir les tiges par un léger chanfrein.

• L'une des tiges peut être garnie de gaine thermorétractable, pour éviter l'émission de bruits parasites.

3. Réalisation des blocs

• Débiter et fraiser deux blocs de bronze approximativement à 15x10x12 mm. Les blocs seront rectifiés à leur dimension définitive une fois le trussrod
assemblé.

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• Centrer et percer deux trous de 4,2 mm avec un entraxe de 5,5 mm.

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• Tarauder à M5. Un bloc est entièrement fileté à droite, l'autre avec un filetage à gauche (côté tête, voir plan).

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4. Réalisation de la tête


IMGP4461.JPG• Dressage d'une extrémité.

• Centrage et perçage à 4,2 mm.

• Taraudage à M5, pas à gauche.

• Centrage et perçage à 3 mm des trous de la tête.

• Centrage, perçage et taraudage à M3 du trou de la vis de pression.

• Débit à la bonne longueur (30 mm), chanfreinage.

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5. Assemblage

Les tiges sont introduites simultanément dans les deux blocs, en tournant dans le même sens.

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IMGP4468.JPGPuis la tête est vissée, et la vis de pression mise en place.
Un peu de frein-filet peut être utilisé pour éviter tout risque de desserage de la tête. On peut également pratiquer un petit méplat sur la tige filetée.

A ce stade, on peut poursuivre le fraisage des blocs de manière à alléger le truss-rod et amener les faces du bloc au plus près des tiges filetées. (11 mm en hauteur, 8 mm ou moins en largeur).

Et voilà ! Coût de revient, hors outillage, moins de 5 €

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6.Fournitures

Tige inox Ø 5 mm : Staal Service Vlaanderen
Zandvoortstraat 17 2800 Mechelen
Depuis la gare de Malines, bus 6, arrêt Wayenborgstraat
(2€/m, 3m minimum)

Bronze au poids (environ 6 €/kg) : Métalifer
7 rue de Cherbourg 67100 Strasbourg

Tarauds et filières pas normal et gauche : l'excellente, l'irremplaçable maison Micro modèle
156A route des Romains 67200 Strasbourg
(22 €/set de 3 tarauds à main M5 à gauche, filière 22,50 €)

Juin 2012, scriptie de deuxième module Steel string.

Un nouveau ciseau

Trouvé aux puces de Bruxelles hier à 2 euros, un ciseau de 40 mm, en provenance de Suède. Je cherchais depuis longtemps un ciseau très large de bonne qualité.

La marque Anton Berg a été rachetée en 1960 par Bahco, une autre marque suédoise bien connue de scies, limes et râpes. (source Viking Carver)

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Vider des oeufs

C'est bientôt Pâques et la coloc vient de rentrer de beaux œufs d'oie. Ce serait dommage de les casser, je propose donc de les vider.

Le matériel nécessaire : des œufs, un saladier, une seringue d'environ 50 mL, une aiguille la plus large possible, une mini-perceuse avec une fraise diamantée.

Si les œufs sont sales, les laver et les rincer à l'alcool pour éviter de contaminer le contenu qui rentrera assez franchement en contact avec la coquille. Ne faire cette opération qu'au dernier moment pour ne pas risquer le transfert de bactéries à l'intérieur.

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Percer un trou à la base de l’œuf à l'aide de la fraise diamantée. Ne pas tenter de percer verticalement comme dans un mur mais décrire de petits cercles sans trop appuyer.

Vous pouvez demander à votre dentiste de vous refiler de vieilles fraises. Les dentistes sont sympas et ça vous fera l'occasion d'un check-up.

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Retourner l’œuf au dessus du saladier, introduire l'aiguille et injecter de l'air dans la coquille. Retirer l'aiguille et laisser le contenu se vider. recommencer l'opération jusqu'à vidange de l’œuf. Ne pas essayer d'aspirer le contenu qui est bien trop épais.

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Quand les oeuf sont vides, les remplir à moitié d'eau avec la seringue, bien secouer et vider. Répéter l'opération 2 ou 3 fois.

Et voilà !

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Une nouvelle selle !

Une jolie Lepper Primus, aux puces de Bruxelles, 20 euros.
Le modèle se fait encore !

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Un tipper en amourette

Encore un tipper pour bodhran, cette fois en bois d'amourette (snakewood), surement le plus beau bois que je connaisse. Cela faisait longtemps que je cherchais une occasion d'en travailler. Très dur, parfois un léger contrefil au rabot mais ça se tourne très bien.

En illustration, le bois brut, raboté, débité en carrelet, tourné et lesté et ciré.

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Didactique visuelle

Repris et agrandis d'un vieux livre de bricolage, 10 visuels didactiques à afficher dans l'espace public, pour apprendre à entretenir et réparer soi-même son vélo.

Pour télécharger les affiches et tapisser votre salon, votre atelier ou votre ville :


Format JPEG PDF 4 feuilles A3

Entretien
Entretien

Crevaison
Crevaison

Chaîne
Chaîne

Roues
Roues

Roulements
Roulements

Freins
Freins

Guidon et selle
Guidon et selle

Pédalier
Pédalier

Dérailleur
Dérailleur

Dynamo
Dynamo

Les impressions, assemblées à partir de feuilles A3, ont été créées à l'aide de l'indispensable logiciel PosterRazor.

11 - à vélo en Irlande

trip-11.jpgLundi 11 juillet, je profite de deux journées à Dublin avant de sauter dans le ferry direction maison.

Dublin

Comme pour Belfast, je ne ferai pas de guide touristique. A éviter, bien sur, les bars de Temple Bar, grouillants d'étudiants avinés. S'éloigner pour un peu plus d'authenticité et ne pas hésiter à essayer autre chose que la Guinness !

Je peux conseiller toutefois le tour de la ville en bus, qui permet de descendre et de remonter à chaque arrêt, et la prison de Kilmainham, bâtie sur le modèle panoptique et où furent enfermés et exécutés les meneurs du soulèvement de Pâques 1916. Passionnant, à tous points de vue

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Mardi 12, retour au port de Rosselare, ferry jusque Cherbourg puis train.

En bref...

Beaucoup de choses à voir en Irlande. Si le centre est relativement dispensable, l'ouest et le sud très touristiques ne doivent pas faire oublier le nord-ouest sauvage et l'Irlande du Nord qui est un peu le parent pauvre des sites dédiés à l'Irlande.

Dans tous les cas, hors agglomération, rien n'est prévu pour le vélo. Non pas que les Irlandais ne soient pas accueillants (bien au contraire !), mais peu d'infrastructures cyclables et des routes très souvent en mauvais état. Oubliez les jolis boyaux légers et optez pour de robustes pneus anti-crevaison.

Pour l'équipement, pensez pluie sans oublier la crème solaire. Le temps est authentiquement variable mais ne prêtez pas trop d'attention aux oiseaux de mauvaise augure qui vous décriront le pays comme foncièrement humide : le soleil suit toujours la pluie !

Pour l'hébergement, tente, B&B et hostels feront parfaitement l'affaire. Plutôt que les auberges de jeunesse et leurs cartes de membres stupides, n'hésitez pas à frapper à la porte des hostels (IHO par exemple, qui édite une carte géographique de ses membres, Irlande du Nord comprise). Pour le camping, pensez à vous abriter du vent, qui est une calamité sans nom et m'a coûté un arceau qui en avait pourtant bien vu d'autres.

Bonne route !

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10 - à vélo en Irlande

trip-10.jpgAujourd'hui dimanche, petite journée.

Transit de Belfast à Dublin, avec un peu de vélo et du tourisme (motorisé) dans les montagnes.

Belfast - Mourne mountains - Dublin

S'extraire de Belfast à vélo n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route cyclable n°9, le long de la rivière Lagan. On se retrouve très rapidement hors de la ville, en pleine verdure, avec malheureusement une piste cyclable souvent étroite ou défoncée, mais en site propre jusque Lisburn, une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Belfast.

Je retrouve ensuite François, qui m'avait proposé avant mon départ en Irlande une balade en voiture dans les monts Mourne. Je laisse donc le vélo de côté pour l'après-midi !

La_baie_de_Carlingford.jpgLes montagnes de Mourne forment un massif montagneux à cheval entre Irlande du Nord et République d'Irlande, un repaire de randonneurs sillonnée et de tombes celtiques.

Le paysage de (petite) montagne change de ce que l'on a l'habitude de voir en Irlande. Peut-être y a t-il un itinéraire cyclable à imaginer ?

Les_montagnes_de_Mourne_et_Newry.jpg

Au retour, le vélo finit dans le bus Eireann, direction Dublin, à 120 km !

9 - à vélo en Irlande

Belfast

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800px-Crown_Bar_interior.jpgJe ne vais pas faire de guide touristique sur Belfast, d'autres s'en chargeront mieux que moi.

Je signale tout de même l'inévitable Crown Bar et son aménagement original de 1885, avec vitraux et alcôves en bois.

A voir également les nombreuses peintures murales : sportives, mémorielles ou délavées côté catholique (un peu planquées autour de Falls Road), musclées, militaires et provocantes côté protestant (absolument inratables sur Shankill Road et Newtownards Road). Entre les deux, la Peace Line, une barrière grillagée de près de 6 mètres de haut. Un peu étrange, en Europe, en 2011 !

753px-Belfast_peace_line_Cupar_Way.jpgOur_wee_country.jpg

Mon passage à Belfast s'est aussi fait juste avant les parades de l'ordre d'Orange, qui se tiennent le 12 juillet. Pour l'occasion, les rues sont parées de bleu-blanc-rouge, couleurs du Royaume-Uni, et d'immenses bûchers se montent, mélangeant allégrement palettes, pneus et symboles catholiques et républicains. Je soupçonne certains loyalistes d'en profiter pour bazarder ce qu'ils n'ont pas le courage d'emmener à la déchetterie.

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Malgré ces tensions, apparentes ou réelles, la ville se remet d'une période agitée et fait des efforts appréciables pour encourager le tourisme. C'est une ville dans laquelle je retournerai volontiers, et un concentré d'Irlande valant largement Dublin.

Du point de vue cyclable, Belfast se situe plutôt dans une moyenne haute : bandes cyclables, sas aux feux rouges et signal d'appel d'une réactivité sans égal : les feux piétons passent au vert dans les 10 secondes, même sur les grands axes. Un must !

Photos : merci à François ! sauf panoramique et Crown Bar : Wikipédia

8 - à vélo en Irlande

trip8.jpgAujourd'hui, vendredi 8 juillet, que du bonheur : grand soleil, baignade, vélo le long de la côte d'Antrim et arrivée à Belfast !

Ballintoy

Ce matin, petite randonnée aux alentours de Ballintoy avec les américains rencontrés à l'hostel. Si j'y ai atterri un peu par hasard, Ballintoy a le mérite de servir de point de départ de belles balades vers le pont de cordes de Carrick a Rede et le port pittoresque de Ballintoy.

800px-Carrick-a-Rede_Rope_Bridge_3.jpgLe pont de cordes, situé à une demi-heure de marche de la sortie de Ballintoy, permet aux pécheurs depuis le 17e siècle d'accéder à l'île de Carrick, lieu de passage des saumons en cours de migration. Aujourd'hui, plus de saumons et le pont, construit dans une version moderne, constitue une attraction touristique prisée sur la côte d'Antrim. L'entrée n'y est pas donnée, 5,40£, mais le tour de l'île permet d'observer les oiseaux marins bien plus tranquillement qu'aux falaises de Moher.

Carrick_a_rede_rope.jpgCarrick-a-Rede__touwbrug_vanaf_het_eiland.jpg

Ensuite, direction la plage, en longeant la falaise. Les champs d'orge peignés par le vent, la vue sur la mer et, au loin, les côtes de l’Écosse toute proche, offrent un cadre superbe et surtout peu fréquenté. Le sentier est engazonné et, comme d'habitude en Irlande, parfaitement moelleux et entretenu : un vrai tapis !

L'accès maritime de Ballintoy comporte un petit port et surtout une petite baie de sable blanc et à l'eau d'une clarté absolue cristalline. Le soleil et la température incitent à piquer une petite tête. Il faut juste faire un peu attention aux courants. C'est encore l'Atlantique !

Ballintoy_Harbour_fs.jpgplage ballintoy

Quant à la température de l'eau... fraîche, très fraîche ! Mais au moins nous n'aurons pas emporté nos maillots de bain pour rien !

Ballintoy - Cushendall

Peu avant midi, je prends congé de mes compagnons  de route et reprends le vélo direction Larne, fin de la route touristique de la Côte d'Antrim.

The_Cushendall_Road_near_Ballycastle.jpgAprès Ballycastle, petite digression : au lieu de suivre la côte vers Torr Head que je soupçonne d'être un peu trop vallonnée, je coupe par la route de Cushendall, à travers la foret de Ballypatrick, un détour superbe et sauvage aux paysages alternés de forêt de sapins noirs et de lande. Cela grimpe longtemps mais jamais très fort jusqu'au Loughareema, ou Vanishing Lake, un endroit un peu lunaire, ou des rivières se rejoignent et s'infiltrent à travers le calcaire. Le lac peut, en quelques heures, se vider ou se remplir jusqu'à inonder la route.

In_Ballypatrick_Forest.jpgloughareema.jpg

Ensuite, récompense : la route descend quasiment non stop jusqu'à la jonction avec la côte d'Antrim. Cela change un peu de la mer, je recommande !

Cushendall - Larne

Les 30 derniers kilomètres de la route côtière sont un peu la cerise sur le gâteau : la route suit le front de mer à gauche et, à droite, des falaises souvent plantées à la verticale de la chaussée. La conduite à gauche est avantageuse dans ce sens puisqu'en roulant vers l'est, on est du côté de l'océan. Peu de trafic, route large et plate, milieu d'après-midi ensoleillé, c'est vraiment le bonheur !

Blackcave_Tunnel__Larne_-_geograph.org.uk_-_149046.jpgJ'arrive à Larne, avec son arche et ses falaises de pierres rouges, dans l'après-midi. J'ai dans l'idée de sauter dans un train jusqu'à Belfast mais la gare est déserte, un simple quai sans guichet, une fiche horaire agrafée au mur, pas de train à l’heure prévue... Je crois qu'il faut, en arrivant en Irlande, abandonner l'idée que l'on se fait habituellement du réseau ferroviaire (pratique, ponctuel, etc.)

Qu'importe, il fait beau et il ne reste qu'une bonne vingtaine de km, je décide donc de relier Belfast en poursuivant sur la route n°2, en espérant qu'elle ne soit pas trop fréquentée, ni trop moche.

Larne - Belfast

H_W_Cranes2.jpgLa route est correcte sur l'ensemble du trajet. Jusqu'à White Head, elle longe le lac de Larne, que la voie ferrée suit d'encore plus près ; le trajet en train doit valoir le coup d’œil !

Aux environs de Belfast, pas de soucis : au fur et à mesure que la voie prend de l'importance, l'espace cyclable s'adapte : inexistant, puis piste sur le trottoir puis, alors que les grandes grues jaunes H&W annoncent l'approche de Belfast, une signalisation spécifique (route n°93) permet de quitter la route à travers un parc, la rade et la zone portuaire avant d'arriver sur les rives du Lagan, la rivière qui traverse la ville. Aucun souci donc pour rallier le centre-ville ! Bien pratique.

photo-2755618-L.jpgThe_Lagan_-_geograph.org.uk_-_190622.jpg

Les rives du Lagan sont ensuite faciles à suivre. Il suffit de sortir quand il y a besoin. Je pose mes valises pour mon week-end à Belfast chez Barnie.

Photos : Wikipedia sauf Loughareema : Geograph

7 - à vélo en Irlande

trip-detail7.jpgAujourd'hui 7 juillet, l'Irlande du Nord et sa côte.

Donegal Derry

Hop ! On commence par un petit saut de puce en autocar de Donegal à Derry (une bonne heure de bus). Je ne connaissais la ville que sous le nom de Londonderry mais le préfixe n'est ni très heureux ni très usité. Alors on se contentera de Derry.

En chemin, on passe de la République d'Irlande à l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. Quelques drapeaux britanniques se font voir. C'est un peu surprenant au début.

IMGP0694.JPGLe bus s'arrête à la gare routière de Derry, juste à côté de l'office de tourisme qui vaut le détour à lui seul. Il est énorme et propose un assortiment large de brochures thématiques.

Il confirme en tous cas l'impression que l'Irlande du Nord, plus ou moins pacifiée, souhaite rattraper son retard en matière de tourisme sur sa voisine républicaine

IMGP0684.JPGJ'attrape "L'Irlande du Nord à vélo" (très bien fait), un plan de Belfast et le guide des campings. Me voilà prêt à affronter la côte !

Mais pas sans avoir traversé Derry et admiré deux curiosités du génie civil : le tout nouveau Peace Bridge, une superbe passerelle piétonne sur la Foyle, et le Craigavon Bridge, un des très rares ponts routiers d'Europe à deux niveaux.

Derry Bellarena

IMGP0700.JPGLe plan consiste à suivre la route longeant la côte d'Antrim, qui fait partie d'un itinéraire plus long traversant toute l'Irlande du Nord, de Ballyshannon à Larne. Cependant, à partir de Derry, la route fait une large boucle à l'intérieur des terres, que, plein d'enthousiasme, j'ai l'idée de zapper en coupant tout droit par la nationale 2, direction Limavady. L'office de tourisme m'a confirmé qu'on pouvait l'emprunter à vélo.

Or, les nationales de Derry ne sont pas celles de l'Irlande et je me retrouve bien vite sur une espèce d'autoroute, aux bas-côtés assez larges mais de qualité très inégale, avec de moches usines en toile de fond. On se croirait à Liverpool, le contraste avec la république d'Irlande est assez saisissant et, peut-être aussi, un peu déprimant.

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Le trafic et l'importance de la voie diminuent heureusement au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Derry et, sur la gauche, les prés et la côte finissent par agrémenter l'horizon.

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IMGP0701.JPGJe quitte définitivement la N2 et retrouve l'itinéraire cyclable à hauteur de Bellarena.

Le chemin est dès lors bien balisé à l'aide de petits panneaux "93" du National Cycle Network qui ne me quitteront plus jusqu'à Larne et, plus loin, Belfast.

Binevenagh Ballintoy

IMGP0714.JPGLe trajet ne pose à ce stade plus de difficultés, à part une vraie grosse montée avant Castlerock.

La route qui longe la côte offre des paysage superbes, de plages, de falaises et de châteaux. Il y a de quoi s'arrêter régulièrement faire une pause tourisme !

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Sur ce trajet, les piles de mon appareil photo déclarent forfait. Les prochaines photos viendront de Wikipedia ou des sites de promotion touristique. Et, un malheur n'arrivant jamais seul, la pluie s'y met pour de bon, pour la première fois de mon voyage. J'enfile casquette et ciré pour près de 4 heures de pluie, parfois assez forte. Le bas peut rester trempé, c'est fait pour et sèche vite.

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Sur la route : le temple de Mussenden et sa porte des Lions, fraîchement restaurée (payant, £ 4,50) :

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Le château de Dunluce (payant, £4, photo Wikipédia) :

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La chaussée des géants (payant, £ 2) peut s'atteindre à partir de Bushmills, via une piste cyclable longeant le train touristique à travers un terrain de golf, sur plus de 3 km. Surement la piste cyclable la plus incroyable que j'aie eu l'occasion d'emprunter, avec la voie verte du de Chalons à Mâcon, il y a deux ans. A ne pas rater !

piste_cyclable_bushmills.jpgtrain_chaussee_geants.jpg

La chaussée des géants, formée d'immenses cristaux de basaltes, vous rappellera surement des souvenirs de vos cours de géologie ! Cela fait un peu bizarre de se retrouver face à un paysage si souvent vu en photo. On a le cœur qui palpite, un peu comme une première fois devant un tableau de Klimt.

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Mon pédalier commence aussi à présenter un jeu anormal et inquiétant. Avant la visite, je préfère donc passer un coup de fil à l'hostel de Ballintoy pour m’assurer qu'ils ont une place de libre. Voici un souci de moins. Je suis bien content d'avoir attrapé à Donegal la liste des Independant hostels qui, de fait, m'accueilleront pour toute la suite du voyage.

Ballintoy

sheep_island_view.jpgJ'arrive à Ballintoy vers 18 heures, assez tôt pour emprunter quelques outils à l'hostel de Sheep Island View et resserrer à fond mes malheureux. roulements. Je pense que le pédalier a entièrement digéré les cages à billes. Je ne vais pas m'amuser à démonter des clavettes sur le parking, on fera ça un peu plus proprement une fois rentré.

En soirée, concert au Fullerton Arms jusqu'à la fermeture avec 3 américains rencontrés à l'hostel, tous en pèlerinage sur la terre de leurs ancêtres. C'est, pour nous tous, l'un des derniers jours en bord de mer. Nous décidons donc d'aller nager demain.

Dehors, les rues sont tendues de guirlandes bleues-blanc-rouge, en prévision d'une fête. Mes collègues de voyage ne sont pas au courant ; j'en saurai un peu plus une fois arrivé à Belfast.

Au compteur, 93 km, pas mal vu le temps et l'état du pédalier.

6 - à vélo en Irlande

trip-6.jpgAujourd'hui, petit break avec un bon trajet en bus et une excursion au Purgatoire Saint Patrick sur le Lough Derg, sur les conseils de Ramon de Périllos, soit 91 km très agréables sur les hauteurs de Donegal.

Galway - Donegal

Comme j'ai un peu traîné autour de la baie de Galway, je décide de m'offrir un gros raccourci par le premier bus du matin pour Donegal, soit 250 km. Comme d'habitude, pas de soucis avec Eireann Bus pour charger le vélo dans la soute de droite, juste un gros supplément de 10 euros. Ouille !

IMGP0619.JPGArrivée à 10 heures, le tour de la ville se fait rapidement, même à pied. Il n'y a pas d'attraction majeure mais le château vaut le coup d’œil ainsi que l'église catholique Saint Patrick, datant de 1935 et qui présente une sorte d'architecture Arts and Crafts celtique assez réussie.

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Mais deux choses m'amènent à Donegal : le tweed de chez Maggee et le purgatoire Saint Patrick, situé sur le lac Lough Derg et auquel fait référence, à Périllos, une plaque en souvenir du pèlerinage d'un seigneur local.

Pettigoe, Purgatoire Saint Patrick

IMGP0624.JPGLa route de Pettigoe se trouve rapidement après avoir emprunté un petit bout de nationale 15.

Les 30 km de la petite route 232 sont un véritable ravissement : pas de voitures, ça ne grimpe pas trop et de part et d'autre du chemin, de jolis paysages, moutons, plaines et forêts

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Aussi, quelques exploitations familiales de tourbe. Rien à voir avec l'extraction extensive traversée à l'ouest de Kilkenny. Ici, le front de tourbe est coupé en briquettes à la bêche puis mis à sécher en dômes aux faux airs de ruches.

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IMGP0637.JPGVient ensuite Pettigoe, seul et dernier village avant le Lough Derg. Petite curiosité, une plaque signale la maison natale de Moya Doherty, dont la troupe Riverdance a, depuis sa prestation à l'Eurovision 1994, essaimé avec le succès que l'on sait puisque Moya est désormais l'une des premières fortunes d'Irlande.

Quelques kilomètres de route forestière permettent d'accéder aux rives du Lough Derg. Contrairement à ce à quoi je m'attendais, non seulement le purgatoire est toujours debout mais il semble toujours un lieu important de pèlerinage et de retraite, comme en témoignent le parking rempli et le petit embarcadère permettant d'accéder à l’île.

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Malheureusement, le sanctuaire ne se visite pas. Peu propice à la méditation, j'imagine.

Je redescends donc jusqu'à Donegal par le même chemin.

Donegal

18 heures, zut, Magee est fermé. Tant pis pour le tweed. Déception.

IMGP0677.JPGPour la nuit, je pose la tente dans un formidable hostel situé à la sortie de Donegal sur la Killybegs Road. Pour 8 petits euros, je peux m'installer sur un coin de pelouse où je retrouve deux cyclotouristes français de Montpellier. Eux ont pris 4 semaines, ce qui me semble plus raisonnable pour un tour d'Irlande que mes 12 jours ! Ils sont passés par le Connemara (qui ne grimpe en fait pas tant que ça) et un super hostel chauffé à la tourbe à Leenaun.

A retenir... pour une prochaine fois !

IMGP0672.JPGEn soirée, nous nous retrouvons au Reel Inn. Pas vraiment un hasard puisque cela semble être être le seul pub un peu de Donegal. D'ailleurs, ce soir, c'est musique et danse irlandaise !

Et bière, évidemment.

5 - à vélo en Irlande

trip5.jpgAujourd'hui, suite de l'excursion maritime, retour sur la terre ferme et trajet jusqu'à Galway.




Mardi 5 juillet - Inisheer Inishmore

Mauvaise surprise au petit matin puisque le vent a sérieusement secoué la tente et l'un des arceaux a cédé.

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Le bout d'arceau fichu atterrit à la poubelle et est remplacé par un arceau en fibre de verre oublié par un campeur précédant. Quel coup de chance !

Je file ensuite au port pour attraper le prochain bateau pour Inishmore, la plus grande des îles d'Aran. Aucun horaire d'affiché, pas de point de vente... Il faut attendre (sous une petite pluie) et demander à ceux qui passent !

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A 10h50, le bon bateau passe, direction Inismore. Rien à voir avec la vedette d'hier, il s'agit déjà d'un petit ferry. La traversée est aussi à 10 euros et le vélo voyage gratuitement.

IMGP0508.JPGLe bateau passe au large d'Inismaan avant d'arriver sur Inismore.

Le port, en travaux d'agrandissement, accueille plusieurs ferries remplis de touristes et l'on est accueilli dès la descente par une foule de carrioles à chevaux et des distributeurs de flyers (pulls, restos, pubs, B&B etc.). L'île est d'une dimension toute autre qu'Inisheer, pas forcément de la manière la plus plaisante.

Je file sur la route à la recherche d'un resto mais le vent et une petite pluie me m'encouragent pas vraiment à poursuivre ; je remercie Saint Brigitte de m'avoir envoyé cette casquette qui ne me quitte plus. Entre Kilronan et Killeany, un magnifique cimetière de sable, rempli de croix celtiques et de hautes herbes, vaut le détour.

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IMGP0550.JPGJe pense qu'hors saison et avec moins de pluie cette étape aurait pu être bien plus agréable.

Pour l'instant je pense surtout à m'installer dans un pub en attendant d'attraper le prochain ferry pour Galway, qui part à 17 heures.

Inishmore Rossaveal

IMGP0552.JPGMon billet en poche, je monte avec soulagement dans le ferry, bien content à l'idée de pouvoir passer une soirée libre en ville. Mais la traversée me semble bien trop brève pour que nous soyons déjà arrivés à Galway... et pas de ville en vue depuis le port d'arrivée !

Renseignements pris, nous ne somme pas à Galway mais à Rossaveal, au nord de la baie de Galway, à plus de 40 km. Des navettes, vraisemblablement affrétées par la compagnie de ferries, vont bien à Galway mais elles sont toutes remplies et ne disposent pas de soutes. Et de toutes façons, je n'ai pas de billet sur moi puisque j'ai payé la traversée en liquide.

Rossaveal Galway

Il commence à se faire un peu tard pour rouler et je ne vais certainement pas camper sur place, je me dirige donc à contrecœur vers la D336. Petite consolation, le trajet, entre baie de Galway et montagnes du Connemara, promet de belles vues.

La route est toute droite et supporte pas mal de trafic. heureusement, elle est bien large, ne grimpe pas et la vue sur la baie de Galway est plutôt jolie. En plus, le soleil est revenu sans prévenir. Sacrée météo irlandaise !

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IMGP0590.JPGLe trajet se révèle finalement assez agréable et j'arrive à Galway plus tôt que prévu, vers 19h30. Je trouve facilement un camping sympathique à Salthill, à l'entrée de Galway, avec une super vue.

Galway est une petite ville très animée la nuit, avec un centre-ville piétonnier et une flopée de pubs colorés.

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Comme j'ai pas mal traîné en chemin, je vais faire un peu de bus demain. J'en profite donc pour vérifier les horaires de Bus Eireann jusque Donegal.

Le soir au pub, un cidre, pour changer. La journée s'achève avec un petit 70 km.

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4 - à vélo en Irlande

Aujourd'hui, qui du bonheur : petit roulage et tournée des classiques de la côte ouest avec les falaises de Moher, le Burren et la petite île d'Aran. 97 km.

Spanish Point - falaises de Moher

Après une bonne nuit de sommeil, je me fais réveiller par les vaches vers 9 heures. Le vent du large a fait son travail : plus une goutte de pluie sur la tente ! Et encore aujourd'hui, il fera grand beau temps.

La route vers les falaises de Moher longe l'océan atlantique et passe rapidement du niveau de la mer à celui des falaises, à plus de 200 m de hauteur.

C'est un peu rude mais la source Sainte Brigitte à Liscannor me donne l'occasion d'une pause atypique. La grotte au milieu de laquelle s'écoule la source est un lieu étrange ou, entre les photos à la mémoire des défunts, les pèlerins laissent un objet personnel : stylo, badge, lampe de poche, écusson, boîte de bonbons ou de maquillage, une étiquette de valise... Ça pourrait ressembler à la description d'un gros dépotoir mais le tout est visiblement disposé avec soin et dévotion.

Je jette ma piécette dans la fontaine, le cyclotouriste superstitieux sait aussi s'assurer la chance à moindre frais.

Peu après, on arrive sur le site des falaises. Les voitures et les bus sont déviées vers un parking payant, tandis que les vélos disposent d'arceaux juste devant les boutiques, au départ du chemin vers les falaises.

L'aménagement des abords du site semble récent et est assez réussi : les quelques boutiques et le centre d'accueil sont enterrés sous le gazon, seules les vitrines étant apparentes.


Voilà, c'est beau comme une carte postale !

The Burren

J'arrive à Doolin vers 13 heures. Le dernier ferry part à 17 heures en direction d'Inisheere, la plus petite des îles d'Aran, et la fille du comptoir m'indique que l'on peut y camper.

Cela fera donc l'affaire pour la nuit !

Un panneau détaillant les itinéraires cyclables du coin m'indique un tour du Burren en 44 km au départ de Doolin. Voici qui est parfait pour occuper 4 heures d'attente, d'autant qu'on m'a conseillé cette balade !

La route est un peu raide pour monter jusque sur le plateau mais au moins on est à l'écart de la circulation et l'itinéraire vélo du North Clare Cycle Routes est bien fléché !

Au passage, je trouve une casquette, neuve et à ma taille, à Noughaval. Je ne le sais pas encore, mais c'est Sainte Brigitte qui me l'envoie. 

Les paysages se transforment tout doucement, bord de mer, foret de sapins (très vosgienne), lande... Au cœur du Burren, c'est la pierre nue, et le dolmen de Poulnabrone et le fort celtique de Caherconnell (payant) offrent deux belles occasions de s'arrêter.

Je ne regrette pas d'avoir fait le détour, c'est beau et authentiquement désert !

A 15 heures, il est grand temps de redescendre du Burren. Cela descend bien, un peu trop même, et je m'aperçois un peu tard que je suis arrivé à Ballyvaughan, bien trop au nord. Et le ferry qui part dans moins de deux heures !

Il me faut donc emprunter en grommelant la N67 qui grimpe vraiment fort, et longtemps, pour retrouver Lisdoonvarna (et son festival de célibataires, le plus important d'Europe) puis Doolin, ou j'arrive à 16h30, tout juste le temps d'acheter un billet (10 €) et de me rendre sur la jetée. Ouf !

Doolin - Inisheer

Bon, ce n'est pas un ferry mais plutôt une vedette qui nous emmène à bonne vitesse, 10 passagers et le vélo, jusqu'à Inisheer, la plus petite et la plus au sud des 3 îles d'Aran.

L'ïle est belle et pas très grande. Un gros village surplombé par un vieux château, des murs de pierres en-veux-tu-en-voilà et, sur la côte ouest, la coque majestueuse et rouille du Plassy, échoué en 1962 et, pas très loin, une vue sur les falaises de Moher. Pas un touriste, aussi !

Le temps de planter ma tente au camping municipal (gratuit ! sanitaires impeccables ! douches chaudes !) et je file voir l'épave de près. Une grande brèche dans la coque permet de s'y promener et, avec un peu de souplesse, on peut se faufiler jusqu'à la salle des machines pour y admirer un joli diesel 8 cylindres en ligne.

Le soir, bien sur c'est Guinness, au Tigh Ruairi (qui fait aussi resto) et surtout au Tig Ned, à côté de l'hostel, où j'assiste à ma première session. Je vous recommande les deux, avec une mention toute spéciale pour le dernier et sa décoration, chargée et intimiste.

Sláinte !

3 - à vélo en Irlande

L'étape du 3 juillet est une étape de transition jusqu'à la côte ouest de l'Irlande, qui grouille de choses intéressantes et touristiques (Falaises de Moher, îles d'Aran, Galway...)

Ballyragget - Killaloe (lac du Shannon)

Le soleil se lève tôt en Irlande, me voilà parti vers 7 heures. La route serpente tranquillement dans la brume et rapidement, la petite D502 se prend des envies de grimpettes monstrueuses et pas franchement agréable. Faible consolation, le trafic est à peu près nul en ce dimanche matin.

Et à force de monter, on arrive rapidement à un plateau qui domine la plaine et l'on est récompensé de jolies vues.

En route, je croise ma première curiosité irlandaise, une exploitation de tourbe, plutôt extensive pour le coup, ou des tracteurs labourent et retournent en continu une immense étendue de tourbe brune qui, une fois sèche, est agglomérée en briquettes dont une bonne partie est semée sur le bas côté. De près, ça ne sent rien et ça fait des miettes. L'utilise t-on pour le whisky, le chauffage ou le gazon ? Aucune idée à ce stade.

Le souvenir de mes cours de sciences naturelles me fait surtout penser qu'il s'agit d'un gros gâchis environnemental.

Après un passage par Templemore (jolie église, jolies ferronneries) et en avance sur mon planning, je décide de couper direction Templederry par les Silvermine Mountains .

Malgré leur nom, ces Mountains ne sont pas bien méchantes et offrent une belle variété de paysages. Un raccourci à conseiller, qui me permet d'arriver peu après midi à Killaloe, une sympathique station estivale au bord du Shannon Lough Derg.


Le soleil tape fort, j'en profite pour faire une pause pub et cartes postales. Vue la distance parcourue, un calcul rapide me permet d'espérer atteindre la mer le soir même. J’abandonne donc l'idée très sage de passer la nuit à Mountshannon et, après un tour du Lough Derg, j'entame vers 15 heures la D352 vers Ennis et Lehinch, direction la Mer.

Killaloe - Ennis

A peine sorti de Killaloe, premier souci mécanique : la patte de fixation du phare, un peu lourd et aidé par les vibrations des routes un peu pourries, commence a cisailler le garde-boue avant. Je sors la clé de 10, démonte la loupiote et la fourre au fond d'une sacoche, en espérant ne pas avoir à rouler de nuit.

Passage par Tulla (église abandonnée et cimetière) et arrivée à Ennis vers 18 heures. Pour rejoindre la mer, deux solutions : la nationale 85 ou les petites routes, dont ma carte signale qu'elles passent par un hameau appelé Strasburgh. Comme cela m'amuse beaucoup, j'opte pour la deuxième option.

Ennis - Spanish Point

Là, c'est un peu la galère sans fin qui commence. Tout d'abord avec une casse du support de sacoche de guidon. Le support finit dans la première poubelle et la sacoche est installée directement sur le guidon. Pas très pratique puisque cela m'empêche de garder les mains en haut.

La route, ensuite, est dépourvue de toute indication de direction et consiste en une succession franchement pénible de montées et de descentes. Sur cet itinéraire, l'option nationale aurait été préférable.

L'arrivée se fait près de deux heures plus tard, non pas à Lehinch mais à Milltown Malbay, plus de 10 km trop au sud.

A peine plus loin, à Spanish Point, je trouve un petit camping avec épicerie, allemands presque-de-Strasbourg et vue sur la mer.

Avec 187 km au compteur, j'ai bien mérité une Guinness à l'hôtel Armada.

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