10 - à vélo en Irlande

trip-10.jpgAujourd'hui dimanche, petite journée.

Transit de Belfast à Dublin, avec un peu de vélo et du tourisme (motorisé) dans les montagnes.

Belfast - Mourne mountains - Dublin

S'extraire de Belfast à vélo n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route cyclable n°9, le long de la rivière Lagan. On se retrouve très rapidement hors de la ville, en pleine verdure, avec malheureusement une piste cyclable souvent étroite ou défoncée, mais en site propre jusque Lisburn, une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Belfast.

Je retrouve ensuite François, qui m'avait proposé avant mon départ en Irlande une balade en voiture dans les monts Mourne. Je laisse donc le vélo de côté pour l'après-midi !

La_baie_de_Carlingford.jpgLes montagnes de Mourne forment un massif montagneux à cheval entre Irlande du Nord et République d'Irlande, un repaire de randonneurs sillonnée et de tombes celtiques.

Le paysage de (petite) montagne change de ce que l'on a l'habitude de voir en Irlande. Peut-être y a t-il un itinéraire cyclable à imaginer ?

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Au retour, le vélo finit dans le bus Eireann, direction Dublin, à 120 km !

9 - à vélo en Irlande

Belfast

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800px-Crown_Bar_interior.jpgJe ne vais pas faire de guide touristique sur Belfast, d'autres s'en chargeront mieux que moi.

Je signale tout de même l'inévitable Crown Bar et son aménagement original de 1885, avec vitraux et alcôves en bois.

A voir également les nombreuses peintures murales : sportives, mémorielles ou délavées côté catholique (un peu planquées autour de Falls Road), musclées, militaires et provocantes côté protestant (absolument inratables sur Shankill Road et Newtownards Road). Entre les deux, la Peace Line, une barrière grillagée de près de 6 mètres de haut. Un peu étrange, en Europe, en 2011 !

753px-Belfast_peace_line_Cupar_Way.jpgOur_wee_country.jpg

Mon passage à Belfast s'est aussi fait juste avant les parades de l'ordre d'Orange, qui se tiennent le 12 juillet. Pour l'occasion, les rues sont parées de bleu-blanc-rouge, couleurs du Royaume-Uni, et d'immenses bûchers se montent, mélangeant allégrement palettes, pneus et symboles catholiques et républicains. Je soupçonne certains loyalistes d'en profiter pour bazarder ce qu'ils n'ont pas le courage d'emmener à la déchetterie.

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Malgré ces tensions, apparentes ou réelles, la ville se remet d'une période agitée et fait des efforts appréciables pour encourager le tourisme. C'est une ville dans laquelle je retournerai volontiers, et un concentré d'Irlande valant largement Dublin.

Du point de vue cyclable, Belfast se situe plutôt dans une moyenne haute : bandes cyclables, sas aux feux rouges et signal d'appel d'une réactivité sans égal : les feux piétons passent au vert dans les 10 secondes, même sur les grands axes. Un must !

Photos : merci à François ! sauf panoramique et Crown Bar : Wikipédia

8 - à vélo en Irlande

trip8.jpgAujourd'hui, vendredi 8 juillet, que du bonheur : grand soleil, baignade, vélo le long de la côte d'Antrim et arrivée à Belfast !

Ballintoy

Ce matin, petite randonnée aux alentours de Ballintoy avec les américains rencontrés à l'hostel. Si j'y ai atterri un peu par hasard, Ballintoy a le mérite de servir de point de départ de belles balades vers le pont de cordes de Carrick a Rede et le port pittoresque de Ballintoy.

800px-Carrick-a-Rede_Rope_Bridge_3.jpgLe pont de cordes, situé à une demi-heure de marche de la sortie de Ballintoy, permet aux pécheurs depuis le 17e siècle d'accéder à l'île de Carrick, lieu de passage des saumons en cours de migration. Aujourd'hui, plus de saumons et le pont, construit dans une version moderne, constitue une attraction touristique prisée sur la côte d'Antrim. L'entrée n'y est pas donnée, 5,40£, mais le tour de l'île permet d'observer les oiseaux marins bien plus tranquillement qu'aux falaises de Moher.

Carrick_a_rede_rope.jpgCarrick-a-Rede__touwbrug_vanaf_het_eiland.jpg

Ensuite, direction la plage, en longeant la falaise. Les champs d'orge peignés par le vent, la vue sur la mer et, au loin, les côtes de l’Écosse toute proche, offrent un cadre superbe et surtout peu fréquenté. Le sentier est engazonné et, comme d'habitude en Irlande, parfaitement moelleux et entretenu : un vrai tapis !

L'accès maritime de Ballintoy comporte un petit port et surtout une petite baie de sable blanc et à l'eau d'une clarté absolue cristalline. Le soleil et la température incitent à piquer une petite tête. Il faut juste faire un peu attention aux courants. C'est encore l'Atlantique !

Ballintoy_Harbour_fs.jpgplage ballintoy

Quant à la température de l'eau... fraîche, très fraîche ! Mais au moins nous n'aurons pas emporté nos maillots de bain pour rien !

Ballintoy - Cushendall

Peu avant midi, je prends congé de mes compagnons  de route et reprends le vélo direction Larne, fin de la route touristique de la Côte d'Antrim.

The_Cushendall_Road_near_Ballycastle.jpgAprès Ballycastle, petite digression : au lieu de suivre la côte vers Torr Head que je soupçonne d'être un peu trop vallonnée, je coupe par la route de Cushendall, à travers la foret de Ballypatrick, un détour superbe et sauvage aux paysages alternés de forêt de sapins noirs et de lande. Cela grimpe longtemps mais jamais très fort jusqu'au Loughareema, ou Vanishing Lake, un endroit un peu lunaire, ou des rivières se rejoignent et s'infiltrent à travers le calcaire. Le lac peut, en quelques heures, se vider ou se remplir jusqu'à inonder la route.

In_Ballypatrick_Forest.jpgloughareema.jpg

Ensuite, récompense : la route descend quasiment non stop jusqu'à la jonction avec la côte d'Antrim. Cela change un peu de la mer, je recommande !

Cushendall - Larne

Les 30 derniers kilomètres de la route côtière sont un peu la cerise sur le gâteau : la route suit le front de mer à gauche et, à droite, des falaises souvent plantées à la verticale de la chaussée. La conduite à gauche est avantageuse dans ce sens puisqu'en roulant vers l'est, on est du côté de l'océan. Peu de trafic, route large et plate, milieu d'après-midi ensoleillé, c'est vraiment le bonheur !

Blackcave_Tunnel__Larne_-_geograph.org.uk_-_149046.jpgJ'arrive à Larne, avec son arche et ses falaises de pierres rouges, dans l'après-midi. J'ai dans l'idée de sauter dans un train jusqu'à Belfast mais la gare est déserte, un simple quai sans guichet, une fiche horaire agrafée au mur, pas de train à l’heure prévue... Je crois qu'il faut, en arrivant en Irlande, abandonner l'idée que l'on se fait habituellement du réseau ferroviaire (pratique, ponctuel, etc.)

Qu'importe, il fait beau et il ne reste qu'une bonne vingtaine de km, je décide donc de relier Belfast en poursuivant sur la route n°2, en espérant qu'elle ne soit pas trop fréquentée, ni trop moche.

Larne - Belfast

H_W_Cranes2.jpgLa route est correcte sur l'ensemble du trajet. Jusqu'à White Head, elle longe le lac de Larne, que la voie ferrée suit d'encore plus près ; le trajet en train doit valoir le coup d’œil !

Aux environs de Belfast, pas de soucis : au fur et à mesure que la voie prend de l'importance, l'espace cyclable s'adapte : inexistant, puis piste sur le trottoir puis, alors que les grandes grues jaunes H&W annoncent l'approche de Belfast, une signalisation spécifique (route n°93) permet de quitter la route à travers un parc, la rade et la zone portuaire avant d'arriver sur les rives du Lagan, la rivière qui traverse la ville. Aucun souci donc pour rallier le centre-ville ! Bien pratique.

photo-2755618-L.jpgThe_Lagan_-_geograph.org.uk_-_190622.jpg

Les rives du Lagan sont ensuite faciles à suivre. Il suffit de sortir quand il y a besoin. Je pose mes valises pour mon week-end à Belfast chez Barnie.

Photos : Wikipedia sauf Loughareema : Geograph

7 - à vélo en Irlande

trip-detail7.jpgAujourd'hui 7 juillet, l'Irlande du Nord et sa côte.

Donegal Derry

Hop ! On commence par un petit saut de puce en autocar de Donegal à Derry (une bonne heure de bus). Je ne connaissais la ville que sous le nom de Londonderry mais le préfixe n'est ni très heureux ni très usité. Alors on se contentera de Derry.

En chemin, on passe de la République d'Irlande à l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. Quelques drapeaux britanniques se font voir. C'est un peu surprenant au début.

IMGP0694.JPGLe bus s'arrête à la gare routière de Derry, juste à côté de l'office de tourisme qui vaut le détour à lui seul. Il est énorme et propose un assortiment large de brochures thématiques.

Il confirme en tous cas l'impression que l'Irlande du Nord, plus ou moins pacifiée, souhaite rattraper son retard en matière de tourisme sur sa voisine républicaine

IMGP0684.JPGJ'attrape "L'Irlande du Nord à vélo" (très bien fait), un plan de Belfast et le guide des campings. Me voilà prêt à affronter la côte !

Mais pas sans avoir traversé Derry et admiré deux curiosités du génie civil : le tout nouveau Peace Bridge, une superbe passerelle piétonne sur la Foyle, et le Craigavon Bridge, un des très rares ponts routiers d'Europe à deux niveaux.

Derry Bellarena

IMGP0700.JPGLe plan consiste à suivre la route longeant la côte d'Antrim, qui fait partie d'un itinéraire plus long traversant toute l'Irlande du Nord, de Ballyshannon à Larne. Cependant, à partir de Derry, la route fait une large boucle à l'intérieur des terres, que, plein d'enthousiasme, j'ai l'idée de zapper en coupant tout droit par la nationale 2, direction Limavady. L'office de tourisme m'a confirmé qu'on pouvait l'emprunter à vélo.

Or, les nationales de Derry ne sont pas celles de l'Irlande et je me retrouve bien vite sur une espèce d'autoroute, aux bas-côtés assez larges mais de qualité très inégale, avec de moches usines en toile de fond. On se croirait à Liverpool, le contraste avec la république d'Irlande est assez saisissant et, peut-être aussi, un peu déprimant.

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Le trafic et l'importance de la voie diminuent heureusement au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Derry et, sur la gauche, les prés et la côte finissent par agrémenter l'horizon.

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IMGP0701.JPGJe quitte définitivement la N2 et retrouve l'itinéraire cyclable à hauteur de Bellarena.

Le chemin est dès lors bien balisé à l'aide de petits panneaux "93" du National Cycle Network qui ne me quitteront plus jusqu'à Larne et, plus loin, Belfast.

Binevenagh Ballintoy

IMGP0714.JPGLe trajet ne pose à ce stade plus de difficultés, à part une vraie grosse montée avant Castlerock.

La route qui longe la côte offre des paysage superbes, de plages, de falaises et de châteaux. Il y a de quoi s'arrêter régulièrement faire une pause tourisme !

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Sur ce trajet, les piles de mon appareil photo déclarent forfait. Les prochaines photos viendront de Wikipedia ou des sites de promotion touristique. Et, un malheur n'arrivant jamais seul, la pluie s'y met pour de bon, pour la première fois de mon voyage. J'enfile casquette et ciré pour près de 4 heures de pluie, parfois assez forte. Le bas peut rester trempé, c'est fait pour et sèche vite.

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Sur la route : le temple de Mussenden et sa porte des Lions, fraîchement restaurée (payant, £ 4,50) :

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Le château de Dunluce (payant, £4, photo Wikipédia) :

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La chaussée des géants (payant, £ 2) peut s'atteindre à partir de Bushmills, via une piste cyclable longeant le train touristique à travers un terrain de golf, sur plus de 3 km. Surement la piste cyclable la plus incroyable que j'aie eu l'occasion d'emprunter, avec la voie verte du de Chalons à Mâcon, il y a deux ans. A ne pas rater !

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La chaussée des géants, formée d'immenses cristaux de basaltes, vous rappellera surement des souvenirs de vos cours de géologie ! Cela fait un peu bizarre de se retrouver face à un paysage si souvent vu en photo. On a le cœur qui palpite, un peu comme une première fois devant un tableau de Klimt.

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Mon pédalier commence aussi à présenter un jeu anormal et inquiétant. Avant la visite, je préfère donc passer un coup de fil à l'hostel de Ballintoy pour m’assurer qu'ils ont une place de libre. Voici un souci de moins. Je suis bien content d'avoir attrapé à Donegal la liste des Independant hostels qui, de fait, m'accueilleront pour toute la suite du voyage.

Ballintoy

sheep_island_view.jpgJ'arrive à Ballintoy vers 18 heures, assez tôt pour emprunter quelques outils à l'hostel de Sheep Island View et resserrer à fond mes malheureux. roulements. Je pense que le pédalier a entièrement digéré les cages à billes. Je ne vais pas m'amuser à démonter des clavettes sur le parking, on fera ça un peu plus proprement une fois rentré.

En soirée, concert au Fullerton Arms jusqu'à la fermeture avec 3 américains rencontrés à l'hostel, tous en pèlerinage sur la terre de leurs ancêtres. C'est, pour nous tous, l'un des derniers jours en bord de mer. Nous décidons donc d'aller nager demain.

Dehors, les rues sont tendues de guirlandes bleues-blanc-rouge, en prévision d'une fête. Mes collègues de voyage ne sont pas au courant ; j'en saurai un peu plus une fois arrivé à Belfast.

Au compteur, 93 km, pas mal vu le temps et l'état du pédalier.

6 - à vélo en Irlande

trip-6.jpgAujourd'hui, petit break avec un bon trajet en bus et une excursion au Purgatoire Saint Patrick sur le Lough Derg, sur les conseils de Ramon de Périllos, soit 91 km très agréables sur les hauteurs de Donegal.

Galway - Donegal

Comme j'ai un peu traîné autour de la baie de Galway, je décide de m'offrir un gros raccourci par le premier bus du matin pour Donegal, soit 250 km. Comme d'habitude, pas de soucis avec Eireann Bus pour charger le vélo dans la soute de droite, juste un gros supplément de 10 euros. Ouille !

IMGP0619.JPGArrivée à 10 heures, le tour de la ville se fait rapidement, même à pied. Il n'y a pas d'attraction majeure mais le château vaut le coup d’œil ainsi que l'église catholique Saint Patrick, datant de 1935 et qui présente une sorte d'architecture Arts and Crafts celtique assez réussie.

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Mais deux choses m'amènent à Donegal : le tweed de chez Maggee et le purgatoire Saint Patrick, situé sur le lac Lough Derg et auquel fait référence, à Périllos, une plaque en souvenir du pèlerinage d'un seigneur local.

Pettigoe, Purgatoire Saint Patrick

IMGP0624.JPGLa route de Pettigoe se trouve rapidement après avoir emprunté un petit bout de nationale 15.

Les 30 km de la petite route 232 sont un véritable ravissement : pas de voitures, ça ne grimpe pas trop et de part et d'autre du chemin, de jolis paysages, moutons, plaines et forêts

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Aussi, quelques exploitations familiales de tourbe. Rien à voir avec l'extraction extensive traversée à l'ouest de Kilkenny. Ici, le front de tourbe est coupé en briquettes à la bêche puis mis à sécher en dômes aux faux airs de ruches.

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IMGP0637.JPGVient ensuite Pettigoe, seul et dernier village avant le Lough Derg. Petite curiosité, une plaque signale la maison natale de Moya Doherty, dont la troupe Riverdance a, depuis sa prestation à l'Eurovision 1994, essaimé avec le succès que l'on sait puisque Moya est désormais l'une des premières fortunes d'Irlande.

Quelques kilomètres de route forestière permettent d'accéder aux rives du Lough Derg. Contrairement à ce à quoi je m'attendais, non seulement le purgatoire est toujours debout mais il semble toujours un lieu important de pèlerinage et de retraite, comme en témoignent le parking rempli et le petit embarcadère permettant d'accéder à l’île.

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Malheureusement, le sanctuaire ne se visite pas. Peu propice à la méditation, j'imagine.

Je redescends donc jusqu'à Donegal par le même chemin.

Donegal

18 heures, zut, Magee est fermé. Tant pis pour le tweed. Déception.

IMGP0677.JPGPour la nuit, je pose la tente dans un formidable hostel situé à la sortie de Donegal sur la Killybegs Road. Pour 8 petits euros, je peux m'installer sur un coin de pelouse où je retrouve deux cyclotouristes français de Montpellier. Eux ont pris 4 semaines, ce qui me semble plus raisonnable pour un tour d'Irlande que mes 12 jours ! Ils sont passés par le Connemara (qui ne grimpe en fait pas tant que ça) et un super hostel chauffé à la tourbe à Leenaun.

A retenir... pour une prochaine fois !

IMGP0672.JPGEn soirée, nous nous retrouvons au Reel Inn. Pas vraiment un hasard puisque cela semble être être le seul pub un peu de Donegal. D'ailleurs, ce soir, c'est musique et danse irlandaise !

Et bière, évidemment.

5 - à vélo en Irlande

trip5.jpgAujourd'hui, suite de l'excursion maritime, retour sur la terre ferme et trajet jusqu'à Galway.




Mardi 5 juillet - Inisheer Inishmore

Mauvaise surprise au petit matin puisque le vent a sérieusement secoué la tente et l'un des arceaux a cédé.

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Le bout d'arceau fichu atterrit à la poubelle et est remplacé par un arceau en fibre de verre oublié par un campeur précédant. Quel coup de chance !

Je file ensuite au port pour attraper le prochain bateau pour Inishmore, la plus grande des îles d'Aran. Aucun horaire d'affiché, pas de point de vente... Il faut attendre (sous une petite pluie) et demander à ceux qui passent !

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A 10h50, le bon bateau passe, direction Inismore. Rien à voir avec la vedette d'hier, il s'agit déjà d'un petit ferry. La traversée est aussi à 10 euros et le vélo voyage gratuitement.

IMGP0508.JPGLe bateau passe au large d'Inismaan avant d'arriver sur Inismore.

Le port, en travaux d'agrandissement, accueille plusieurs ferries remplis de touristes et l'on est accueilli dès la descente par une foule de carrioles à chevaux et des distributeurs de flyers (pulls, restos, pubs, B&B etc.). L'île est d'une dimension toute autre qu'Inisheer, pas forcément de la manière la plus plaisante.

Je file sur la route à la recherche d'un resto mais le vent et une petite pluie me m'encouragent pas vraiment à poursuivre ; je remercie Saint Brigitte de m'avoir envoyé cette casquette qui ne me quitte plus. Entre Kilronan et Killeany, un magnifique cimetière de sable, rempli de croix celtiques et de hautes herbes, vaut le détour.

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IMGP0550.JPGJe pense qu'hors saison et avec moins de pluie cette étape aurait pu être bien plus agréable.

Pour l'instant je pense surtout à m'installer dans un pub en attendant d'attraper le prochain ferry pour Galway, qui part à 17 heures.

Inishmore Rossaveal

IMGP0552.JPGMon billet en poche, je monte avec soulagement dans le ferry, bien content à l'idée de pouvoir passer une soirée libre en ville. Mais la traversée me semble bien trop brève pour que nous soyons déjà arrivés à Galway... et pas de ville en vue depuis le port d'arrivée !

Renseignements pris, nous ne somme pas à Galway mais à Rossaveal, au nord de la baie de Galway, à plus de 40 km. Des navettes, vraisemblablement affrétées par la compagnie de ferries, vont bien à Galway mais elles sont toutes remplies et ne disposent pas de soutes. Et de toutes façons, je n'ai pas de billet sur moi puisque j'ai payé la traversée en liquide.

Rossaveal Galway

Il commence à se faire un peu tard pour rouler et je ne vais certainement pas camper sur place, je me dirige donc à contrecœur vers la D336. Petite consolation, le trajet, entre baie de Galway et montagnes du Connemara, promet de belles vues.

La route est toute droite et supporte pas mal de trafic. heureusement, elle est bien large, ne grimpe pas et la vue sur la baie de Galway est plutôt jolie. En plus, le soleil est revenu sans prévenir. Sacrée météo irlandaise !

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IMGP0590.JPGLe trajet se révèle finalement assez agréable et j'arrive à Galway plus tôt que prévu, vers 19h30. Je trouve facilement un camping sympathique à Salthill, à l'entrée de Galway, avec une super vue.

Galway est une petite ville très animée la nuit, avec un centre-ville piétonnier et une flopée de pubs colorés.

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Comme j'ai pas mal traîné en chemin, je vais faire un peu de bus demain. J'en profite donc pour vérifier les horaires de Bus Eireann jusque Donegal.

Le soir au pub, un cidre, pour changer. La journée s'achève avec un petit 70 km.

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4 - à vélo en Irlande

Aujourd'hui, qui du bonheur : petit roulage et tournée des classiques de la côte ouest avec les falaises de Moher, le Burren et la petite île d'Aran. 97 km.

Spanish Point - falaises de Moher

Après une bonne nuit de sommeil, je me fais réveiller par les vaches vers 9 heures. Le vent du large a fait son travail : plus une goutte de pluie sur la tente ! Et encore aujourd'hui, il fera grand beau temps.

La route vers les falaises de Moher longe l'océan atlantique et passe rapidement du niveau de la mer à celui des falaises, à plus de 200 m de hauteur.

C'est un peu rude mais la source Sainte Brigitte à Liscannor me donne l'occasion d'une pause atypique. La grotte au milieu de laquelle s'écoule la source est un lieu étrange ou, entre les photos à la mémoire des défunts, les pèlerins laissent un objet personnel : stylo, badge, lampe de poche, écusson, boîte de bonbons ou de maquillage, une étiquette de valise... Ça pourrait ressembler à la description d'un gros dépotoir mais le tout est visiblement disposé avec soin et dévotion.

Je jette ma piécette dans la fontaine, le cyclotouriste superstitieux sait aussi s'assurer la chance à moindre frais.

Peu après, on arrive sur le site des falaises. Les voitures et les bus sont déviées vers un parking payant, tandis que les vélos disposent d'arceaux juste devant les boutiques, au départ du chemin vers les falaises.

L'aménagement des abords du site semble récent et est assez réussi : les quelques boutiques et le centre d'accueil sont enterrés sous le gazon, seules les vitrines étant apparentes.


Voilà, c'est beau comme une carte postale !

The Burren

J'arrive à Doolin vers 13 heures. Le dernier ferry part à 17 heures en direction d'Inisheere, la plus petite des îles d'Aran, et la fille du comptoir m'indique que l'on peut y camper.

Cela fera donc l'affaire pour la nuit !

Un panneau détaillant les itinéraires cyclables du coin m'indique un tour du Burren en 44 km au départ de Doolin. Voici qui est parfait pour occuper 4 heures d'attente, d'autant qu'on m'a conseillé cette balade !

La route est un peu raide pour monter jusque sur le plateau mais au moins on est à l'écart de la circulation et l'itinéraire vélo du North Clare Cycle Routes est bien fléché !

Au passage, je trouve une casquette, neuve et à ma taille, à Noughaval. Je ne le sais pas encore, mais c'est Sainte Brigitte qui me l'envoie. 

Les paysages se transforment tout doucement, bord de mer, foret de sapins (très vosgienne), lande... Au cœur du Burren, c'est la pierre nue, et le dolmen de Poulnabrone et le fort celtique de Caherconnell (payant) offrent deux belles occasions de s'arrêter.

Je ne regrette pas d'avoir fait le détour, c'est beau et authentiquement désert !

A 15 heures, il est grand temps de redescendre du Burren. Cela descend bien, un peu trop même, et je m'aperçois un peu tard que je suis arrivé à Ballyvaughan, bien trop au nord. Et le ferry qui part dans moins de deux heures !

Il me faut donc emprunter en grommelant la N67 qui grimpe vraiment fort, et longtemps, pour retrouver Lisdoonvarna (et son festival de célibataires, le plus important d'Europe) puis Doolin, ou j'arrive à 16h30, tout juste le temps d'acheter un billet (10 €) et de me rendre sur la jetée. Ouf !

Doolin - Inisheer

Bon, ce n'est pas un ferry mais plutôt une vedette qui nous emmène à bonne vitesse, 10 passagers et le vélo, jusqu'à Inisheer, la plus petite et la plus au sud des 3 îles d'Aran.

L'ïle est belle et pas très grande. Un gros village surplombé par un vieux château, des murs de pierres en-veux-tu-en-voilà et, sur la côte ouest, la coque majestueuse et rouille du Plassy, échoué en 1962 et, pas très loin, une vue sur les falaises de Moher. Pas un touriste, aussi !

Le temps de planter ma tente au camping municipal (gratuit ! sanitaires impeccables ! douches chaudes !) et je file voir l'épave de près. Une grande brèche dans la coque permet de s'y promener et, avec un peu de souplesse, on peut se faufiler jusqu'à la salle des machines pour y admirer un joli diesel 8 cylindres en ligne.

Le soir, bien sur c'est Guinness, au Tigh Ruairi (qui fait aussi resto) et surtout au Tig Ned, à côté de l'hostel, où j'assiste à ma première session. Je vous recommande les deux, avec une mention toute spéciale pour le dernier et sa décoration, chargée et intimiste.

Sláinte !

3 - à vélo en Irlande

L'étape du 3 juillet est une étape de transition jusqu'à la côte ouest de l'Irlande, qui grouille de choses intéressantes et touristiques (Falaises de Moher, îles d'Aran, Galway...)

Ballyragget - Killaloe (lac du Shannon)

Le soleil se lève tôt en Irlande, me voilà parti vers 7 heures. La route serpente tranquillement dans la brume et rapidement, la petite D502 se prend des envies de grimpettes monstrueuses et pas franchement agréable. Faible consolation, le trafic est à peu près nul en ce dimanche matin.

Et à force de monter, on arrive rapidement à un plateau qui domine la plaine et l'on est récompensé de jolies vues.

En route, je croise ma première curiosité irlandaise, une exploitation de tourbe, plutôt extensive pour le coup, ou des tracteurs labourent et retournent en continu une immense étendue de tourbe brune qui, une fois sèche, est agglomérée en briquettes dont une bonne partie est semée sur le bas côté. De près, ça ne sent rien et ça fait des miettes. L'utilise t-on pour le whisky, le chauffage ou le gazon ? Aucune idée à ce stade.

Le souvenir de mes cours de sciences naturelles me fait surtout penser qu'il s'agit d'un gros gâchis environnemental.

Après un passage par Templemore (jolie église, jolies ferronneries) et en avance sur mon planning, je décide de couper direction Templederry par les Silvermine Mountains .

Malgré leur nom, ces Mountains ne sont pas bien méchantes et offrent une belle variété de paysages. Un raccourci à conseiller, qui me permet d'arriver peu après midi à Killaloe, une sympathique station estivale au bord du Shannon Lough Derg.


Le soleil tape fort, j'en profite pour faire une pause pub et cartes postales. Vue la distance parcourue, un calcul rapide me permet d'espérer atteindre la mer le soir même. J’abandonne donc l'idée très sage de passer la nuit à Mountshannon et, après un tour du Lough Derg, j'entame vers 15 heures la D352 vers Ennis et Lehinch, direction la Mer.

Killaloe - Ennis

A peine sorti de Killaloe, premier souci mécanique : la patte de fixation du phare, un peu lourd et aidé par les vibrations des routes un peu pourries, commence a cisailler le garde-boue avant. Je sors la clé de 10, démonte la loupiote et la fourre au fond d'une sacoche, en espérant ne pas avoir à rouler de nuit.

Passage par Tulla (église abandonnée et cimetière) et arrivée à Ennis vers 18 heures. Pour rejoindre la mer, deux solutions : la nationale 85 ou les petites routes, dont ma carte signale qu'elles passent par un hameau appelé Strasburgh. Comme cela m'amuse beaucoup, j'opte pour la deuxième option.

Ennis - Spanish Point

Là, c'est un peu la galère sans fin qui commence. Tout d'abord avec une casse du support de sacoche de guidon. Le support finit dans la première poubelle et la sacoche est installée directement sur le guidon. Pas très pratique puisque cela m'empêche de garder les mains en haut.

La route, ensuite, est dépourvue de toute indication de direction et consiste en une succession franchement pénible de montées et de descentes. Sur cet itinéraire, l'option nationale aurait été préférable.

L'arrivée se fait près de deux heures plus tard, non pas à Lehinch mais à Milltown Malbay, plus de 10 km trop au sud.

A peine plus loin, à Spanish Point, je trouve un petit camping avec épicerie, allemands presque-de-Strasbourg et vue sur la mer.

Avec 187 km au compteur, j'ai bien mérité une Guinness à l'hôtel Armada.

2 - A vélo en Irlande

Un itinéraire préliminaire terriblement multimodal en bateau, vélo bus et train depuis la gare maritime de Rosslare jusqu'à Ballyragett (Kilkenny).



2 juillet - Cherbourg Rosslare

A bord du Norman Voyager, un écran permet de visualiser la position du bateau et son itinéraire, qui part du Cotentin, contourne l'Angleterre et pique sur la côte est de l'île d'Irlande.

Le bateau file tranquillement ses 24 nœuds et, une fois le bar fermé et les dernières bières bues, les lumières sont réduites et le pont 5 sombre dans une étrange torpeur.

Le temps est frais en mer et je regrette de ne pas avoir pris mon pull, resté dans l'un des sacoches du vélo. La nuit est un peu longue, un peu comme un voyage en bus.

Au petit matin, les passagers commencent à s'agiter et le restaurant de bord propose un petit-déjeuner qu'il serait déraisonnable de refuser. Le bateau double à ce moment les côtes de la Cornouailles, que l'on perçoit de loin. Il est temps de passer montre et compteur à l'heure d'Irlande (-1h).

Les heures s'étendent et, en fin de matinée, les coursives s'animent : l'Irlande est en vue !

Nous longeons sa côte est pendant deux petites heures quand le ferry entame, à 13 heures, sa manœuvre vers le port de Rosslare.

Rosslare Waterford

A vélo, on peut quitter le ferry sans attendre. Ah ! Il faut faire attention de rouler à gauche, c'est un peu nouveau comme jeu. Après l'interrogatoire à rallonge de la Gardia, direction la gare, que je pense pouvoir trouver sans soucis.

Ce n'est qu'après une demi-heure d'errance que je la trouve : ni gare ni automate ni même d'horaires, il ne s'agit que d'un triste quai en cul-de-sac bien planqué à la sortie du terminal et seule l'assistance d'un employé du fret me permet d'apprendre que le seul train de l'après-midi est parti une heure avant l'arrivée de mon ferry.

Tant pis, direction l'arrêt de bus, où le prochain bus pour Waterford est annoncé à 14h40. Le vélo est fourré sans supplément dans la (large) soute et, à 16 heures, nous arrivons à destination.

Je comprends rapidement pourquoi je n'ai pas pu réserver d'auberge de jeunesse ici : un festival de vieux gréements et un grand soleil ont attiré une foule venu incroyablement nombreuse.

Il faut bien une demi-heure au bus, pour rejoindre le centre, son terminus.

Waterford Kilkenny Ballyragget

Le temps de quelques photos et je décide de fuir rapidement cet endroit surpeuplé et où je n'aurai aucune chance de trouver un hébergement.

A la gare, un train pour Kilkenny est annoncé dans la demi-heure. J'y ai repéré une auberge de jeunesse qui fera un excellent point de départ pour ma balade à vélo.

Le vélo voyage en supplément pour 2,50 euros, mais leurs espaces de rangement demeurent d'un fonctionnement obscur. 

Arrivé à Kilkenny, je me mets à la recherche de mon auberge de jeunesse.

Ma liste, tirée du site de l'association irlandaise des auberges de jeunesse, m'indique qu'elle se situe à 8 km à l'extérieur de la ville, une paille qui me permettra de revenir plus tard profiter de l'animation du samedi soir. Je suis, pour le coup, bien fier d'avoir pensé à l'imprimer.

Après avoir roulé bien le double de la distance et demandé mon chemin aux seules trois personnes croisées dans le no mans land de la campagne kilkennoise, je trouve un panneau indicateur et enfin l'auberge, située dans l'ancien château de Foulksrath... et qui semble à l'abandon depuis des années. Peut-être trop de fantômes ?

Il commence à se faire tard et me promettant d'écrire à mon retour un courrier incendiaire à l'Anoige, je poursuis mon chemin jusqu'à Ballyragget, la ville suivante.

J'y trouve un pub qui propose des chambres à l'étage. Je saisis l'occasion sans hésiter et me retrouve locataire pour la nuit d'une une chambre confortable et accueillante, avec salle de bains et bière à portée immédiate, pour à peine 25 euros.

Le vélo dormira lui aussi au chaud dans la cage d'escalier, avec 37 km au compteur.

Le temps de prendre une douche, et je peux enfin m'autoriser ma première Guinness ; la télé diffuse des courses de greyhounds, me voici pour de bon en Irlande.

1 - A vélo en Irlande

Voilà deux ans, depuis le trajet de Strasbourg à la Méditerranée, que l'idée de nouvelles vacances à vélo me démangeait.

L'Irlande me tentait également depuis longtemps, les vacances de cette année étaient donc toutes trouvées.

Un tour sur les forums et Wikitravel et une vague trame de voyage se dessine.

Billets de train et de ferry en poche, la tente ficelée sur le porte-bagages, c'est parti, du 1er au 13 juillet.

1er juillet 11h15 - Strasbourg Paris

De Strasbourg à Paris, le trajet se fait en TGV, où la rame de tête propose, sur réservation (prix fixe de 10 € pour l'ensemble du trajet) deux places pour vélo, occupées en temps normal par 4 strapontins. La première bonne surprise du voyage ne se fait pas attendre puisque les fameux strapontins sont occupés par autant de personnes qui ont, elles aussi, réservé. Le vélo voyagera donc tant bien que mal dans le sas d'entrée, la roue avant calée à 90° dans la marche de la porte de sortie.

Mes voyageurs victimes d'overbooking, voyageant depuis Munich, étaient munis de billets allemands. Sans doute un cafouillage de la part de la Deutsche Bahn qui doit sans doute ignorer que ces places sont pour les vélos mais, en l'absence de tout contrôleur, je n'en saurai pas plus sur ce mystère. Je tenterai tout de même de râler auprès de la SNCF, on verra bien ce que ça donnera.

L'heure et demi de correspondance à Paris laisse le temps de rejoindre Saint Lazare depuis la gare de l'est. Le Vélib a manifestement changé la vie du cycliste parisien, et les grands boulevards sont souvent doublés de pistes cyclables séparées de la chaussée et du trottoir. A condition de faire attention aux ouvertures de portières, elles sont assez sures. Là où elles sont absentes, il faut parfois rouler assez vite pour s'intégrer au trafic et, comme toujours en ville, ne pas rouler trop à droite et garder un œil prudent sur ce qui se passe derrière.

15h10 - Paris Cherbourg

Le trajet en train Corail est moins stressant qu'en TGV.

La réservation y est obligatoire mais, me semble t-il, gratuite.

Une voiture sur deux comporte, dans le sas d'entrée, 2 crochets pour y suspendre les cycles.

L'accrochage est un peu physique et il est parfois plus facile de pendre son vélo par la roue arrière, cela évite d'avoir la roue qui se balade mais impose de démonter les sacoches.

Cela demande un peu d'entraînement à terre !

18h09 - Cherbourg

Le port de Cherbourg est bien fléché et un plan sur le parking de la gare permet d'en trouver facilement le chemin (10-15 min de trajet à vélo).

Le départ du ferry à 22h me laisse 4 heures, le temps d'une balade sur le port et d'une bière à l'Epicentre, petite salle de musique alternative située sur les quais.

Ils organisent un festival au printemps ; j'en prends note, ce sera peut-être l'occasion de repasser par cette ville attachante comme savent souvent l'être les villes portuaires.

L'enregistrement au ferry de Celtic Link est prévu une heure avant le départ, où une file de véhicules attend l'ouverture des barrières.

Des motards allemands semblent sincèrement surpris que l'enregistrement ne commence pas à l'heure prévue. Sans doute leur premier passage par la France !

Les vélos voyagent bien à l'abri juste après la porte du ferry, ce qui assure de sortir en premier à l'arrivée.

Leur arrimage est effectué rapidement par le personnel de bord et les vélos peuvent conserver leurs sacoches. Quelle simplicité par rapport à l'avion où les vélos doivent voyager encartonnés !

A  22 heures, depuis le pont 7 du Norman Voyager, celui des fauchés en sièges inclinables, on entend les deux moteurs MAN 9 cylindres de 13000 chevaux se mettre en route.

Pendant les 17 heures de la traversée, leur ronronnement permanent ne nous quittera plus.

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