Une calibreuse à filets

Pour le ponçage et le calibrage des filets en os.

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Mise à jour de 2013 : cette méthode séduisante de facilité produit des filets à la fois trop irréguliers et de calibre très approximatif. la bonne solution consiste à utiliser une filière à placage. Les filets en os sont préalablement trempés dans un bol d'eau additionné d'une goutte de savon. Les saisir à la pince place munie de mordaches en caoutchouc (chambre à air de vélo). Ne prendre que de petites passes.

Bon courage ! :-)

Vider des oeufs

C'est bientôt Pâques et la coloc vient de rentrer de beaux œufs d'oie. Ce serait dommage de les casser, je propose donc de les vider.

Le matériel nécessaire : des œufs, un saladier, une seringue d'environ 50 mL, une aiguille la plus large possible, une mini-perceuse avec une fraise diamantée.

Si les œufs sont sales, les laver et les rincer à l'alcool pour éviter de contaminer le contenu qui rentrera assez franchement en contact avec la coquille. Ne faire cette opération qu'au dernier moment pour ne pas risquer le transfert de bactéries à l'intérieur.

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Percer un trou à la base de l’œuf à l'aide de la fraise diamantée. Ne pas tenter de percer verticalement comme dans un mur mais décrire de petits cercles sans trop appuyer.

Vous pouvez demander à votre dentiste de vous refiler de vieilles fraises. Les dentistes sont sympas et ça vous fera l'occasion d'un check-up.

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Retourner l’œuf au dessus du saladier, introduire l'aiguille et injecter de l'air dans la coquille. Retirer l'aiguille et laisser le contenu se vider. recommencer l'opération jusqu'à vidange de l’œuf. Ne pas essayer d'aspirer le contenu qui est bien trop épais.

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Quand les oeuf sont vides, les remplir à moitié d'eau avec la seringue, bien secouer et vider. Répéter l'opération 2 ou 3 fois.

Et voilà !

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4 - Torres, dos

1. rabotage

Que du classique : le dos, en érable ondé, est d'abord jointé, collé, raboté et détouré :

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L'érable ondé se rabote facilement avec un rabot bien affuté, petite bouche, contre-fer très bas sur la lame.

2. couvre joint

Le couvre-joint est tiré de chutes de table (ici, un reste de cèdre rouge) et collé à fil croisé. La zone de collage est d’abord réchauffée à l'aide d'une latte métallique, et la pression répartie sur une latte en frêne (barre de pression visible au premier plan).

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Puis les passages de barre sont évidés :

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3. Barrage du dos

Avant de débiter et coller notre barrage, nous devons déterminer la flèche de chacune des barres. qui dépend de deux paramètres : la flèche totale du dos et le profil que nous souhaitons donner à notre couronne d'éclisses. Plusieurs écoles existent : plat comme pour le violon, rond comme pour les folks, deux plans comme sur les romantiques... Notre Torrès présentera un profil intermédiaire, avec un formage au moule à poncer hémisphérique, puis un abaissement sélectif de la taille.

Voilà trois exemples : flèche identique mais profil d'éclisses, et donc hauteurs de barres transversales, différents.

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Des lors que notre ligne zéro diffère du contour d'éclisses, les hauteurs de barres doivent être déterminées graphiquement :

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Ainsi, la hauteur de notre barre centrale est bien moins élevée que la flèche maximale du dos ; c'est la hauteur des éclisses à la taille qui permet, pour quasiment la moitié, d'atteindre la bonne flèche.

Les hauteur des barres déterminées, on peut les tracer, couper et coller :

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Et enfin profiler les barres en ogive et diminuer leur hauteur aux extrémités jusqu'à 4-5 mm :

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Notre dos est terminé pour le moment. On peut commencer l'assemblage de la guitare.

3 - Torres, manche

1. Assemblage du manche

On commence par ébaucher à 80x20 mm une planche de cèdre espagnol. Le bois est tendre et se travaille facilement, et dégage une odeur de résine, chaude et agréable.

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On effectue ensuite une coupe à l'angle de tête et on rabote proprement les deux pièces en vérifiant soigneusement la planéité de notre travail.

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On peut ensuite coller la tête et les pièces qui composeront le talon. Par souci esthétique, on essaye autant que possible de prévoir la hauteur des pièces de talon de manière à en caser pile un nombre entier (pas trois et demi ou quatre et demi, par exemple).

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Notre tête est ensuite rabotée à 18 mm.

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A ce stade, on prépare et colle un placage de tête en palissandre, de 2 mm d'épaisseur.

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Le placage est ensuite incisé au niveau du sillet au bon angle. On s'aide d'une petite cale faite sur mesure à cet effet.

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On peut à ce stade localiser la 12e frette, au joint manche-caisse, et tracer et débiter la forme du talon, à l'extérieur et à l'intérieur de la caisse.

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2. la tête

Pour plus de sécurité, un placage est collé au dos de la tête. Cela évitera les éclats lors de la taille. On peut à ce stade grossièrement déligner le profil de la tête.

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On rabote bien proprement les côtés de la tête...

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En faisant très attention à la planeité et à l'équerrage. SI ce n'est pas parfait, les mécaniques risquent de coincer !

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On réalise ensuite les fentes de mécaniques. Les fentes sont réalisées (pas de photos malheureusement...) avec deux trous de 14 mm, aux extrémités, et entre les deux une succession de petits trous de 12. On recoupe tout ça à plat au ciseau et à la lime, en se servant comme guide d'un étau à mordaches en bois.

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On repère les trous de mécaniques en faisant bien attention à la symétrie, puis on rebouche les fentes à l'aide de petits tasseaux de bois tendre, afin de prévenir les éclats au perçage.

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Le perçage proprement dit se fait avec un foret de 10,5 mm, avec un entraxe (assez standard) de 35 mm. Un gabarit nous permet de percer les côtés bien perpendiculaires.
Notre perceuse à colonne est réglée de manière à percer bien au milieu de la tête, ainsi qu'en profondeur.

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Tout est prêt, on serre les fesses et on y va. On peut vérifier que tout va bien en essayant une paire de mécaniques.

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On réalise ensuite les deux rampes. On commence par inciser à la scie puis on dresse le fond (qui doit arriver au niveau du haut des rouleaux de mécaniques) et les bords des rampes.

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On finit la tête en retirant notre placage de protection puis en chanfreinant le tout à la lime sur un petit mm.

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Ouf !

3. avancée du talon et fentes d'éclisses

Sur le dessus de la touche, on trace deux parallèles un peu plus larges que la largeur définitive du manche (65 pour 62 mm). Sur le dessous de l'avancée du talon, on trace deux parallèles, cette-fois à 50 mm.

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... puis on rabote le plan formé. Bien contrôler, de part et d'autre du manche, la symétrie de l'angle obtenu.

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4. ajustage du manche et de la table

Il s'agit à ce stade de pratiquer dans le talon un lamage qui recevra la table. Ce lamage n'est pas parallèle au plan de la touche, mais légèrement incliné de manière à suivre le renversement. On a donc intérêt à tracer et contrôler la qualité du joint directement sur la plate-forme de montage.

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Commencer en laissant de la matière et retirer petit à petit là où ça touche de trop. Contrôler au papier cigarette, ou au papier bible, selon son addiction.

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5. rainures d'éclisses

Les rainures d'éclisses sont les deux logements qui recevront les éclisses. On peut faire de simples traits de scie ou, dans notre cas, des rainures coniques, où les éclisses seront maintenues en place à l'aide d'un coin. C'est efficace et, je trouve, très chic.

Voici un plan, vu du dessous :
torres_FE19_scriptie.pngAprès avoir tout bien tracé, les rainures sont pratiquées à la scie, soit en s'aidant d'un bloc au bon angle, soit à l'aide d'un guide d'onglets Topman Z. Je n'hésite pas une seconde à faire de la publicité pour ce produit simple, efficace et pas cher puisqu'il vaut, chez Dick, la modique somme de 66 euros, scie comprise.

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La rainure est ensuite évidée au ciseau très fin.

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On réalise ensuite deux coins en bois tendre (cédro, tilleul ou acajou, par exemple). On les ajuste au rabot de manière à avoir un contact sur toute la longueur.

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On commence par faire les coins trop longs, on les arase quand ils sont bien ajustés. On les coupe pile en haut mais côté table, on laisse un jeu d'un mm. Cela laisse de la marge pour un petit coup de marteau lors de l'assemblage.

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6. bouchage

Enfin, le talon et les parties de bois de bout de la tête sont bouchés à l'aide d'une dissolution de gomme-laque.

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Et voilà. Ni le talon ni le manche ne sont formés à ce stade. Toutes les méthodes que j'ai rencontrées jusqu'à présent prévoient cependant au moins le formage du talon, méthode à laquelle je donne sans hésitation ma préférence.

2 - Torres, table d'harmonie

logo_torres.jpgLa table de la classique diffère principalement de celle de la folk par son épaisseur moindre (2,3 au lieu de 3 mm) et son barrage fin en éventail. Deux différences encore, mais qui relèvent cette fois-ci d'un choix dans la réalisation : la table sera en épicéa, un bois que l'on commence à bien connaître, et la rosace sera réalisée à part, puis incrustée dans la table.

1 - collage et rabotage de la table

Que du classique ! On jointe, on colle, on rabote jusqu'à 2,3 mm.

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Notre morceau d'épicéa a une coupe un peu étrange mais présente de jolis dessins qui se révèleront au vernis.

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2 - réalisation de la rosace

Contrairement à celle de la Martin, qui est simple et pouvait être montée directement dans la défonce, la rosace de la classique est montée à part. Elle se compose d'une trentaine de placages d'ébène, érable ondé (sur dosse, pour que la tranche soit ondée) et acajou de 3, 5 et 9/10 mm. Un exemple, réalisé pendant les portes ouvertes de 2005, est exposé dans une vitrine à l'entrée de l'école :

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Les placages (5 à 6/10 mm) sont d'abord découpés en bandes de 16 mm à la scie à placage (on reparlera de son affûtage particulier) puis amenés à bonne épaisseur à la filière à placage (on en reparlera aussi).

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Nos filets sont ensuite collés à la colle chaude sur un disque en PVC de 16 mm d'épaisseur et 91 mm de diamètre et serrés à l'aide de cerclages en clinquant inox, incrémentés tous les 5 mm de périmètre. La colle est préparée assez épaisse et réchauffée après la pose, un filet à la fois et pas plus de 4 par jour. Patience !

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Après démoulage, notre rosace ressemble à un gros gâteau, qu'il suffit de couper en tranches de 1,5~2 mm à la scie japonaise montée sur gabarit.

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La méthode est laborieuse mais on se prépare de quoi garnir 5 à 6 guitares. Mieux vaut ne pas se rater.

3 - incrustation de la rosace

Tout d'abord, un peu de ménage : on détoure la table à la scie à ruban. Se garder de jeter les chutes qui resserviront.

D'ailleurs, de manière générale, ne rien jeter du tout.

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La méthode employée est assez prudente puisque l'on commence par effectuer une défonce 1 mm plus petite que la taille de la rosace. Attention ! cela veut dire qu'on retire 1 mm au rayon extérieur, mais qu'on en rajoute un au rayon intérieur !

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C'est fin !

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Note : le petit trou visible à gauche est une coquille, on s'en occupera une fois la rosace terminée.

Le fond de la défonce peut être égalisé à l'aide d'un petit racloir circulaire. Ce n'est pas de la coquetterie mais évite d'avoir de fortes épaisseurs de colle chaude, ce qui risquerait de déformer la table.

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Ce n'est qu'à ce moment que la défonce est amenée à ses bonnes dimensions extérieures et intérieures. On emploie, comme pour la Martin, deux coupe-rosaces et on fera autant d'essais qu'il faudra pour que la rosace rentre légèrement à force.

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La rosace est collée à la colle chaude, quelques épaisseurs de journal permettront de rattraper les différences d'épaisseurs et d'éviter de déformer la table.

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Après un temps de séchage généreux, la rosace peut être rabotée (en faisant attention) et amenée à niveau au racloir parfaitement affûté. Attention de ne pas rayer la table ni creuser ou marquer la rosace !

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4 - petite réparation sur la table

Lors du perçage du pivot du coupe-rosace, un irrépressible élan d'enthousiasme m'a fait confondre repères de bord et centre d'ouïe, d'où ce petit trou pas trop mal placé, puisque sous la touche. Mais le trou sera coupé en deux par la tranche de l'ouïe.

Après avoir retourné le problème dans tous les sens, on décide de prélever un bout de table dans l'ouïe et de l'encastrer à la place du trou. Cette réparation présentera ainsi le même bois, dans le même sens, ce qui limitera au maximum sa visibilité. L'ouïe sera découpée ensuite.

On trace.

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On entaille.

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La pièce prête au collage :

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Après mise sous presse et séchage, vue dessus-dessous :

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Découpe de l'ouïe à 85 mm... suspense !

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La réparation se fait discrète. Ouf !

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5 - retouche des épaisseurs

On reprend quelques zones un peu épaisses pour les amener à 2,3 mm. On en profite pour faire disparaître un petit éclat à l'extérieur. Passes minimales et affûtage rasoir pour ce travail en face de parement !

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A ce stade, la table "plate" est terminée. Reste à débiter, coller et façonner le barrage.

6 - débit du barrage

Le barrage est en épicéa, fil perpendiculaire à la table. Deux morceaux de table (souvenez-vous, les chutes !) viennent renforcer le dessous de la rosace. Il s'agit d'une des quelques libertés prises par rapport au dessin de Torres qui prévoit deux barres et un renfort de rosace rond, prévu pour l'insertion d'un tornavoz, cône de métal supposé améliorer la projection du son et abandonné depuis.

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7 - collage du barrage

La plate-forme de montage est creusée de la rosace jusqu'au tasseau bas. Les barres en éventail seront donc collées sous contrainte pour bomber la table.

Tous les collages sont faits à la colle chaude après avoir préchauffé localement la table. Un peu plus délicat à utiliser que la Titebond, mais au moins, les barres ne glisseront pas au collage. Je vous assure que c'est un sacré plus !

Collage des barres de renfort de rosace :

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Collage des barres, suite :

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Les barres en éventail sont mises à épaisseur : 3,5 mm pour celle du centre, 3,5 pour celles du bord, épaisseur mesurée au milieu de la barre, qui est, rappelons le, courbe, à cause du creusage de la solera. Elle sera donc moins épaisse aux extrémités.

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Les barres sont ensuite formées "en toit" à la noisette plate, puis arrondies et polies.

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Puis les extrémités sont biseautées.

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On peut enfin coller les dernières barres : la transversale sous l'ouïe (arrondie pour respecter le galbe de la table) et les deux fines venant fermer l'éventail en bas.

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Les dernières barres sont mises en forme.

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Puis les extrémités de barres transversales biseautées, à 7 mm pour celles encadrant la rosace, 4 mm pour celle du haut.

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Enfin, la table est rabotée, proprement et bien d'équerre, au niveau de la frette 12, et notre table mise de côté jusqu'à l'assemblage.

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1 - Torres, le moule

logo_torres.jpgLe moule est réalisé en 2 parties : un moule d'éclisses proprement dit et une plate-forme de montage. Si le rôle du moule d'éclisses est assez évident, la plate-forme, ou solera, remplit 2 rôles : définir le galbe de la table et donner l'alignement correct, ou l'angle s'il y en a un, du manche et du corps.

Cette méthode combine une méthode plutôt moderne et très sécurisante (le moule d'éclisses) et une de tradition espagnole (la solera, sur laquelle les éclisses peuvent aussi être directement montées). La méthode traditionnelle française se rapproche de la lutherie du violon et utilise volontiers un moule intérieur (voir fabrication de la Grobert).

1. le moule d'éclisses

Le moule d'éclisses est réalisé à partir d'un sandwich de 4 plaques de CTP 18 mm de 500x600.

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Pas de difficultés particulières pour la suite de la réalisation : on coupe, on trace la forme et on ménage un passage pour le manche.

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Une feuillure de 5x10 mm environ est réalisée à la défonceuse sur l'un des contours pour permettre le passage de la table, qui n'est arasée qu'après collage des éclisses.

2. la plate-forme

La plate-forme est réalisé en panneau de fibres bien costaud. Elle est renforcée par deux tasseaux assemblés à mi-bois. Le moule d'éclisses et la plate-forme sont ensuite solidarisés par un chevillage amovible.

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La solera est enfin creusée au rabot noisette et au racloir pour former le galbe de la table, d'une profondeur de 2,5 à 3 mm, maximale sous le chevalet :

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Sur ce modèle, le manche est incliné vers la table de 2mm au niveau de la tête ; cette inclinaison est donnée au rabot :

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Plus tard, la solera sera complétée par deux supports : l'un pour le manche, l'autre pour le maintien de la table. La barre du bas est formée de lattes collées et forcées au galbe du moule et dispose de passages ménagés pour les barres en éventail. Le plus simple sera de les faire au moment d'assembler manche et table.

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Et voilà !

Guitares classique et folk, différences de conception et différences d'approche.

Mémoire de module Martin #1, février 2012, à consulter également au format pdf, pour lire tranquillement dans le train.

Cette présentation a pour but de présenter les deux instruments construits au CMB d'octobre 2011 à février 2012, et leurs différences de construction, mais également les différentes techniques proposées par chacun des trois instructeurs.

Une seconde partie présente le détail de la fabrication du chevalet « pyramide » typique des guitares Martin. Quatre modèles en bois à grande échelle ont été réalisés pour l'équipement de l'atelier « Steel string ».

1. Présentation des instruments

Antonio de Torres (1817-1892) est un facteur de guitares espagnol considéré comme le père de la guitare classique moderne. S'il ne l'a pas à proprement parler « inventée », il a tout du moins réalisé la synthèse de nombreuses caractéristiques toujours d'actualité : corps large, fine table galbée, barrage en éventail, peu de décoration sur les parties sonores.

L'activité de Torres est séparée en deux époques séparées par une période d'inactivité : 1840 – 1870 puis 1875-1892. Si seules celles de la seconde époque ont été effectivement numérotées par Torres, il d'est d'usage d'inventorier les guitares de sa production comme FE (first epoch) et SE (second epoch), suivi du numéro d'ordre

La guitare réalisée est la FE19, de 1864. La table est en épicéa, de deux moitiés non appairées, le fond, en 3 parties, et les éclisses sont en palissandre. Le manche est en cèdre espagnol (Cedrela odorata) , la touche en ébène, le chevalet en palissandre, ajusté au galbe de la table. Cette guitare a appartenu à Federico Cano et a été présentée sous le nom « La Suprema » à l'exposition universelle de Séville en 1922. Elle fait désormais partie de la collection de la Fundacion Godia Sales à Barcelone.
torres_FE19_photoshopChristian Friedrich Martin (1796-1873) est un luthier allemand, formé chez Stauffer à Vienne et émigré aux États-Unis en 1833. Durant les années 1850, un nouveau barrage, en « X », était utilisé par plusieurs luthiers américains d'origine allemande, mais la compagnie Martin l'utilisa à grande échelle. Si ce nouveau barrage n'apportait pas d'amélioration significative avec les légères cordes en boyau utilisées à l'époque, il a cependant permis, vers 1900, l'utilisation de cordes en acier, répondant ainsi à la demande croissante de guitares offrant un volume supérieur. Dans les années 1920, les guitares à cordes acier constituaient l'essentiel de la gamme Martin.

Le modèle 1 a été produit de 1833 à 1904, puis sporadiquement jusque 1919, avec de nombreuses variantes. Jusqu'en 1854 et l'apparition du modèle 0, il s'agissait de la plus grande des guitares Martin.

martin_12. Cordes

La différence la plus visible entre guitares classique et folk est l'encordage.

La guitare classique, originellement montée en cordes en boyau, a évolué vers des cordes en nylon, développées dans les années 1940 par le luthier Albert Augustine en association avec DuPont.

La guitare folk a, elle, été équipée de cordes métalliques à partir des années 1900, à la demande des guitaristes américains à la recherche d'un volume sonore plus important. Cette transition a été permise grâce au développement par Martin du robuste barrage en X.

3. Barrage de la table

Le barrage de la classique est en éventail, celui de la folk en « X ». Ces deux barrages n'ont pas été directement inventés, mais ont été développés et popularisés par Torres et Martin.

Les premières Martin à barrage en X étaient prévues pour des cordes en boyau. Ce n'est qu'au début du 20e siècle que des cordes métalliques ont été couramment montées sur des guitares barrées en X.

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4. Galbe de la table

Sur la classique comme sur la folk, la table est galbée dans sa partie inférieure. La partie supérieure, au dessus de la rosace, accueille la touche et reste, elle, plane. Ce galbe dans deux directions augmente la rigidité de la table, qui offre ainsi plus de résistance aux déformations et une meilleure réponse sonore.

Ce galbe est cependant formé de deux manières différentes.

Sur la classique, la forme définitive est directement donnée par la plate-forme de montage, ou solera, qui est creusée dans sa partie inférieure. Seule la barre horizontale sous la rosace est arrondie ; les barres en éventail sont, elles, rabotées plates puis forcées au galbe lors du collage.
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Sur la folk, les barres, plus épaisses, sont toutes formées sur un moule concave hémisphérique (flèche de 2mm/50cm, soit un rayon de 15m) garni de papier de verre. Le collage se fait également sur le moule, qui imprime ainsi l'arrondi.

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Comme sur la classique, les deux barres situées sous la touche restent plates. Un morceau de placage peut être provisoirement inséré entre table et contre-forme pour maintenir le plan au collage.

5. Rosace

Sur les deux modèles, les rosaces choisies sont simplement composées de filets cintrés. Leur réalisation est très différente.

Sur la folk, un paquet de filets est directement inséré dans une défonce fait à la main, à bonne largeur. La surface de la table peut être enduite de colle blanche pour limiter la formation d'éclat.

Sur la classique, les filets, en bandes de 16 mm, sont collées sur une forme en PVC au diamètre intérieur de la rosace. Ce « gâteau » est ensuite coupé en tranches de 1,5 mm d'épaisseur puis inséré dans la défonce.

rosace-torres.jpgLa défonce est également faite à la main, avec deux précautions supplémentaires :
la défonce est d'abord tracée avec un millimètre de moins dans ses diamètres intérieurs et extérieurs, creusée puis seulement coupée à la bonne taille. Seul le bois nécessaire à l'incrustation est retiré ; le bois de la table est laissé sous la touche, sur environ 30 mm de large.

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6. Touche

La touche de la folk est uniformément et assez profondément arrondie sur toute sa longueur. Cet arrondi est défini par une succession de plans.

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Les frettes sont égalisées sur un même plan puis le truss-rod réglé de manière à obtenir un creux imperceptible entre F0 et F12.

La position des cordes de mi n'est pas définie par rapport au bord de touche, mais plutôt en « espace de frette jouable », soit le bord de touche diminué du chanfrein de bord de frette : 2 mm à F1, 3 mm à F12.

Enfin, en raison du différentiel important de diamètres des cordes (de 0,28 à 1,32 mm pour un jeu Ernie Ball Earthwood, par exemple), leurs entraxes au sillet sont calculés de manière à assurer un écartement relatif égal.

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La touche de la classique est elle aussi légèrement arrondie en travers, mais elle est également rabaissée d'un millimètre du côté des cordes graves, en raison de leur débattement important. La touche est finie en léger creux sur toute sa longueur (de F0 à F19), de 0,15 mm aux graves et 0,10 aux aigus.

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Les cordes de mi sont à 4 mm (F1) et 5 mm (F12) du bord de touche. 

L'écart de diamètre entre les cordes n'est pas aussi important que sur la folk (0,73 à 1,07 mm pour un jeu Savarez New Cristal, par exemple). L'espacement des cordes au sillet peut donc être simplifié, avec des entraxes égaux.
cordes-classiques.jpg7. Dos

Les barres de dos de la folk sont formées et le dos collés à l'aide d'une contre-forme d'une flèche de 8mm/50 cm (soit un rayon de 3,9 m). Le dos constitue ainsi une portion de sphère ; la « ligne zéro » est un cercle et la taille est assez haute.

Sur la classique, la « ligne zéro » suit les contours du dos, et joint les petits et grands lobes. La flèche maximale du dos est arrêtée à 6 mm, la flèche des barres transversales est calculée en conséquence, la taille est beaucoup moins haute.

ligne-zero-torres.jpgligne-zero-martinai.jpg

8. Hauteurs d'éclisses

Les hauteurs d'éclisses sont directement en rapport avec le galbe du dos et de la table.

Sur la folk, la méthode est relativement expéditive : la couronne d'éclisses est mise en forme avec les moules à poncer de 2 mm (table) et 8 mm (dos) de flèche / 50 cm.

Sur la classique, les éclisses sont absolument planes dans leur jonction avec la table. Côté dos, la mise en forme commence avec la forme de 6 mm/50 cm puis la taille est rabaissée à la grande cale à poncer. La hauteur à la taille est déterminée graphiquement, d'après la forme du dos.

9. Contre-éclisses

Dans leur conception initiale, la classique d'après Torres est équipée de contre-éclisses continues et la folk de contre-éclisses continues fendues :contre-eclisses.jpgSur la folk, les contres-éclisses en tilleul sont collées du côté des traits de scie, à l'inverse de l'original où ces traits sont laissés apparents. Les traits de scie sont réalisés à la scie à ruban.

contre-eclisses-martin.jpgEn pratique, les éclisses de la classique sont réunies :

  • à la table par des bloc en cèdre espagnol,
  • au dos par des contre-éclisses continues fendues sur les deux faces, en acajou. Cette technique particulière autorise une flexibilité dans les deux sens, permettant de suivre la courbe des éclisses.

contre-eclisses-classique.jpgLes traits de scie sont réalisés à la petite scie circulaire Proxxon.

10. Réunion du manche à la caisse

La guitare classique est équipée d'un manche-tasseau dans lequel sont insérées les éclisses. Le renversement (2 mm au sillet) est simplement donné par montage de la caisse sur la solera. Les éclisses peuvent être montées dans un trait de scie ou dans un logement équipé d'un coin, option qui a été retenue.

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La folk est équipée d'un manche à tenon, tandis que la caisse est mortaisée.

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Le bon renversement est déterminé expérimentalement avant de fraiser le tenon : en rectifiant le pied de manche, on cherche à obtenir une projection de 1 mm au niveau du chevalet.

11. Formage du manche

Sur la folk, l'ensemble manche-touche est entièrement fini, et même verni, avant réunion à la caisse.
Sur la classique, le formage du manche intervient en toute fin, après le frettage.

12. Tête

Les deux têtes sont formées par un simple joint en sifflet, équipées de mécaniques à fentes, qui ne diffèrent que par leur modalité de réalisation.

joint-de-tete.jpgSur la Torres, les fentes sont réalisées par une successions de trous, seuls les extrêmes étant de la largeur définitive. Les faces sont réalisées en utilisant un étau à mordaches en bois comme guide.

Sur la folk, seuls les trous extrêmes sont réalisés, à un diamètre inférieur à leur taille définitive. La fente est ensuite réalisée à la défonceuse.

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13. Tasseau bas

Dans leur conception, les tasseaux de la classique et de la folk et leur réunion sont identiques. Leur réalisation sont cependant très différentes.

Le tasseau de la classique est composite, assemblé à force sur le moule, ce qui dispense de tout travail d’ajustement. Les éclisses sont collées simultanément sur le tasseau, dans le moule et le joint solidement maintenu par du ruban adhésif de masquage, ce qui permet un joint parfait.
tasseau-torres.jpgSur la folk, le tasseau est formé à la main (râpe, lime, papier de verre...). Les éclisses sont collées individuellement, hors du moule, à l'aide d'une contre-forme.tasseau-martin.jpg14. Filets de bord

Les filets de bords sont identiques dans leur conception. Deux techniques un peu différentes ont été mises en œuvre sur la classique et la folk.

Sur la classique, la défonce de filet est faite à la fraiseuse à copier, réglable en profondeur et largeur. Les filets sont posées un par un, à la colle chaude, et maintenus à l'aide de cordelette de coton légèrement élastique.

Sur la folk, la défonce de filet est réalisée à l'aide d'une fraise équipée de roulement de différents diamètres. Seule la profondeur est réglée sur la défonceuse. Les filets sont collés à la Tite-Bond, et maintenus au ruban adhésif de peintre.

15. Chevalet

Le chevalet de la Torres est entièrement terminé avant d'être collé. La guitare n'est vernie qu'à la toute fin.

Le chevalet de la Martin est, lui, collé avant réalisation de la défonce de sillet, qui est faite sur la guitare terminée et, éventuellement, vernie. Dans ce dernier cas, le vernis est retiré sur la table à  l'emplacement du chevalet.

Sources et références

albertaugustine.net
ernieball.com
savarez.fr
vintagemartin.com/bridges.html
antoniodetorres.es
wikipedia.fr
Gura, Philip, F. - C. F. Martin and His Guitars
Antonio de Torres - Luthier . Un livre sur sa vie, son œuvre par José L. Romanillos

Réalisation d'un chevalet Martin type « Pyramide »

Le chevalet de la folk est réalisé d'après un dessin de la planothèque du centre, avec cependant une profondeur étendue par sécurité de 24 à 26 mm et des chevilles disposées sur une parallèle au sillet. Ce type de chevalet a été utilisé par la compagnie Martin jusque dans les années 30, en ébène ou en ivoire.

chevalet-martin-plan.jpgMalgré leur appellation de « pyramide », les extrémités du chevalet ne sont pas à proprement parler constituées de pyramides à 4 côtés, une erreur souvent constatée sur certaines refabrications modernes. Seule la face externe est plane, les faces de côté sont, elles, en hélice.

Voici une proposition de séquençage de la réalisation :

Le chevalet brut est découpé à ses dimensions extérieures. Sont marqués l'épaisseur du chevalet à la base et la projection de la face extérieure :

chevalet1.jpgLa face extérieure est débitée :

chevalet2.jpgLa ligne d'axe et le profil sont tracés :

chevalet3.jpgpuis le profil est découpé et soigneusement fini. La ligne d'axe est reportée sur la coupe. Dans la suite des opérations, cette ligne d'axe doit restée intouchée.

chevalet4.jpgOn trace ensuite le triangle de la face extérieure et le profil latéral :

chevalet5.jpgLe profil latéral, la ligne d'axe et les faces du triangle sont ensuite jointes :

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Une attention particulière doit être apportée à la préservation des arêtes qui ne devront pas être poncées pour garder toute leur croustillance.

Cette séquence est accompagnée de 4 modèles en movingui, à l'échelle 3, destinés à l'atelier « cordes métalliques ».

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Une autre méthode est proposée par le site frets.com, avec une attaque à la lime du profil rond, plutôt qu'à la scie. A essayer aussi !

7 - Luth, réglages et vernis

1 - sillet

Le sillet est réalisé en os, rien de particulier à signaler, si ce n'est que les encoches de sillet ne se prolongent pas jusque sur la touche.

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2 - finition

Avant d'aller plus loin, le corps est vernis au vernis à l'huile, le manche et le cheviller simplement huilés et la table cirée.

3 - frettes

Les frettes sont en boyau noué. La procédure de pose est simple. On commence par brûler une extrémité du boyau et faire un petit nœud.

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On passe ensuite la frette autour du manche puis par le nœud.

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On tire ensuite la frette, bien fort, pas à sa position définitive mais 2-3 cm plus haut.

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On coupe à ras, on brûle...

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Puis on pousse la frette à sa position définitive.

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Voilà notre manche proprement fretté.

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4 - chevilles

Le tournage et l'installation des chevilles a déjà fait l'objet d'un billet précédent. Taille des chevilles, alésage du cheviller...

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Les chevilles sont coupées à la bonne longueur et lubrifiées au talc.

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5 - encordage

Voilà. Encordons.

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* * * Et voilà ! Luth terminé ! * * *

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6 - Luth, assemblage

1 - collage de la table

La caisse est tour d'abord creusée de 3~4 mm, entre la rosace et le chevalet, pour laisser de la place aux doigts, pour le jeu.

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La table est ensuite positionnée sur la caisse, à l'aide de notre tracé au crayon et de petits blocs collés provisoirement. On effectue un calage supplémentaire à l'aide de deux cure-dents, situés à l'emplacement des pointes de touche et du tasseau.

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La table est collée à la colle de peau, maintenue sur la caisse par des bandes de ruban de masquage. La partie de la table située sur le tasseau et manche est plaquée à l'aide d'un gabarit à la bonne forme.

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Une fois la colle sèche, la table peut être arasée.

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2 - pointes et touche

L'emplacement des pointes est tracé et incisé sur la table. C'est beaucoup plus facile que ça n'en a l'air.

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Après collage et séchage, on élimine le surplus à la scie et au ciseau.

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On peut ensuite coller la touche.

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On arase et on met en forme les bords de la touche.

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Voilà pour aujourd'hui.

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