Un tipper pour bodhrán

Deux vieilles règles en ébène (50 centimes aux puces de Niederhausbergen, en 2007) :


Le carrelet est  grossièrement arrondi au rabot :

Deux centres sont pratiqués sur le carrelet, qui est ensuite charioté au tour jusqu'au diamètre 8 :

Après reprise sur l'envers, la barre d'ébène est polie au papier de verre moyen puis fin :


C'est droit, c'est propre.


On prépare ensuite deux inserts en laiton de 15x5 et 25x5 mm. Le gros insert reçoit, à titre de décoration, un petit rond d'argent 375 millièmes de 2 mm (une chute de brasure).


Enfin, le tipper est percé à 5mm puis muni  de ses inserts collés à la colle bi-composant.


Après séchage, les extrémités sont formés à la ponceuse stationnaire et finies au tour, puis le tipper est poli à la laine d'acier 000 et, enfin, ciré.

Au fait, le tipper est une baguette de percussion de bodhrán, le tambour traditionnel irlandais. Les inserts métalliques permettent d'apporter de la puissance de frappe tout en gardant un diamètre raisonnable.

En attendant une interprétation de Diane, je vous propose la belle démonstration de jeu de Sean Mackin figurant en introduction du film The Magdalene Sisters :

Les adeptes du live s'inscriront, à Strasbourg, sur la liste de diffusion des Spurious Tale.

Toc toc

Des lettres à frapper d'un joli modèle ancien, à empattements, pleins et déliés, trouvées aux puces à Bruxelles.

Une chute de tôle, quelques coups de lime et voici une belle plaque de porte pour les copains.

La main dans le sac

Mes fidèles sacoches en cuir, qui m'accompagnent à vélo, ont besoin d'un petit lifting. Notamment, l'une des sangles est craquelée et prête à céder.

Une nouvelle sangle est fabriquée au cutter bien affûté et à l'emporte-pièce à partir d'une chute de lanière en cuir épais :

La sangle d'origine est décousue au découvite :

Le rivet, qui n'est pas très large, est facilement arraché à la pince :

Les trous sont formés au poinçon, en s'aidant du modèle de la vieille sangle. Une gorge pour le fil est réalisée à l'aide d'un tournevis :

En commençant par un coin, on évite tout décalage. La sangle est cousue au point sellier : un trou sur deux, puis retour pour compléter la couture. On peut effectuer ce point à une aiguille (un aller, un retour) ou à deux aiguilles.

Le fil utilisé est un solide fil ciré "Campbell Linen Thread" (BHV Paris) :

Les fils sont noués au dos de la couture :

Un trou est ménagé pour le rivet :

Le rivet tubulaire est composé de deux parties s'emboitant :

Le rivet est écrasé au marteau sur une enclume bien lisse, pour ne pas marquer la tête.

Et voilà, prête pour de nouvelles balades !

Un loquet

Acheté à vil prix, dégrippé et simplement brossé. La partie fixe, manquante, a été refaite en acier, brasé au laiton, as usual. En place chez Nicole, qui cherchait un gros loquet bien rétro pour sa salle de bains.

Un moyeu Nexus pour mon vélo

Je viens enfin de recevoir mes deux rondelles antirotation qui ont retardé la fin du projet de près de deux mois.

Mon vieux Railway est parti à la cave pour un sérieux lifting, greffe d'un moyeu Shimano Nexus 7, d'un carter de chaîne et d'un antivol de cadre.

Le garde-boue arrière bien enveloppant a été rallongé par brasage d'un morceau du garde-boue avant, peint en 2 couleurs et verni. Le feu arrière est un vieux Soubitez de cyclo, trouvé neuf dans son emballage aux puces. Le garde-boue avant en inox a été trouvé, abandonné, sur une piste cyclable.

Le grand guidon de style hollandais provient de chez Esprit Cycles.


La pièce d'attache du câble sur le frein à tambour, manquante, a du être refabriquée au tour. Le tendeur est issu d'une vis Allen M6 chariotée et percée à 2mm.

Voilà, c'est ici qu'elle s'installe :

Les fournitures en détail :

  • Antivol de cadre : CityZenBike Strasbourg : une dizaine d'euros.
  • Guidon (14 euros) et rondelles (14 euros) : Esprit Cycles Strasbourg
  • Petites fournitures Nexus : Bikeman USA (une soixantaine d'euros)
  • Carter de chaîne, pédalier, chaîne, feu arrière, moyeu : récup
  • Peinture : M.Bricolage, 29 euros

Quelques conseils pour l'adaptation du moyeu Nexus : bien vérifier sur la doc Shimano quelles sont les rondelles antirotation dont vous avez besoin, elles sont spécifique à chaque angle de pattes (il en existe 4 types, de 0° à 90°).

Si comme dans mon cas vous avez des pattes verticales, il faudra faire en sorte que la chaîne soit tendue pile-poil en agissant sur le nombre de dents du pédalier et du pignon.

Si ça ne tombe pas pile ou si vous ne souhaitez pas investir dans un nouveau pignon, un tendeur de chaîne devra être installé sur les bases du cadre ou sur la patte de fixation du dérailleur (que vous avez bien fait de ne pas meuler trop vite, of course !).

Voilà, je suis très content.

Soudovélo

Elise a un peu abîmé son vélo.


Allez, un peu de ménage autour du champ opératoire : selle, câbles, fil électrique...

Puis un tube du bon diamètre, soigneusement poncé et dégraissé, est introduit dans le tube de selle :

A ce stade, le cadre doit être redressé. On applique donc une contrainte vers le haut, contraire à celle qui a amené la casse.

Le cadre est de nouveau bien aligné et le manchon peut être poussé à fond dans le tube de selle.

On décape la zone de travail (meuleuse + disque à lamelle, perceuse + brosse pour les petits coins).


Après avoir bien tout tartiné de décapant, hop ! On brase le tout au laiton.

Après nettoyage et polissage :


L'entre-deux abîmé est déposé et la zone défoncée comblée au laiton. On prépare ensuite 2 entre-deux que l'on brase de part et d'autre de l'ancienne pièce.

La réparation est terminée :

Un coup de peinture cache-misère...
Whaa !

Un carter de chaine, une béquille, deux feux en état. Prêt à reprendre du service !


Second triporteur !

Reprise du second trip pour la Semencerie, interrompu par quelques projets d'instruments.

Vernis de la caisse, peinture, montage, pose des freins avant et dérailleur arrière. Aux premiers tours de roues, il a l'air très stable et freine bien !

Détail du pivot de direction et des haubans sous la caisse :

Des mini racloirs

Dessinés sur photoshop, imprimés, collés sur une vieille lame de scie à cadre et finis à la meule :


Economiques et pratiques pour tous les petits travaux de finition sur bois durs ou pour les petits décapages, les racloirs demandent un affûtage particulier, consistant à dresser les bords du racloir pris dans l'étau, à la lime et à la pierre, puis à créer une bavure à l'angle souhaité à l'aide d'un affiloir en acier dur. Une grosse clé plate fait très bien l'affaire, pour pas cher.

Plus d'info sur le tutoriel, plutôt bien fichu, de chez HM.

Réparer un ruban de scie

Oups ! J'ai un peu trop forcé sur ma scie à ruban en tentant de petites courbes sur un moule. Ce serait dommage d'en racheter une autre, elle est réaffutable, elle a à peine servi et j'en aurai besoin ce dimanche ; on va donc la réparer.

Les deux bords du ruban sont meulés en biais au touret, sur une longueur de deux dents :

Les deux bouts de la lame sont enduits de décapants et positionnés sur un support réfractaire et bien calés à l'aide de blocs d'acier. On vérifie bien l'alignement à l'aide d'un petit réglet ou d'un bout de profilé bien droit :

La scie est brasée à l'argent puis poncée au touret à meuler. Pour la soudure, on utilise un petit chalumeau bi-gaz mais vues l'épaisseur de la lame et la température de fusion du métal d'apport, une lampe à gaz devrait tout aussi bien l'affaire :

A ce stade, le refroidissement à l'air de la scie chauffée au rouge l'a complètement trempée : le métal est raide et cassant. Il faut le recuire.

Le recuit n'annule pas la trempe mais permet de redonner de la souplesse au métal.

C'est une trempe "améliorée", qui combine les avantages du métal trempé (dureté, élasticité) et du métal non trempé (souplesse et résilience).

On chauffe délicatement la zone soudée à la lampe jusqu'à ce que le métal prenne une teinte bleue (290°C) puis on la refroidit brusquement à l'eau. La petite zone blanche au milieu trahit la présence de la brasure à l'argent.

Après polissage, voilà notre ruban de scie presque comme neuf.

Un coup d'affutage à la lime tiers-point, un coup de pince à avoyer et notre scie est prête à reprendre du service.

Voilà au moins 29 euros que casto n'aura pas.

J'en profite pour vous recommander chaudement de jeter au plus vite votre lame trempée, fournie d'origine avec la quasi-totalité des machines amateurs, pour investir dans une lame réaffutable (outillage on line ou HM, par exemple), qui offre une qualité de coupe et un mordant parfaits et se laisse souder sans broncher.

Merci au forum Soudeur.com pour les astuces et le recuit. Bon week-end !

Une guitare en bord de Loire 15/15

Jour 15, séchage de la première couche de vernis, montage des cordes et réglages des sillets de tête et de chevalet. Ça sonne bien !

Je quitte Saumur dans l'après-midi ; les autres couches seront passées à la maison.

A bientôt !

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