Nous devons jointer et coller la table, l'amener à épaisseur, percer la rosace et poser les barres. Ensuite, pose du chevalet.
1 - la table
La table, en épicéa, est jointée, collée et rabotée à 1,8 mm d'épaisseur. L'emplacement de la rosace est amenée à environ 1,2 mm d'épaisseur, afin de faciliter, ultérieurement, son perçage.
Avec la caisse encore sur le moule, on reporte précisément la forme sur la table. Ce tracé est important ; il nous permettra de conserver la forme exacte de la caisse indépendamment des déformations qui pourraient survenir par la suite. On détoure la table + 5 mm.
2 - perçage de la rosace
La rosace est un excellent modèle de chez Crane. Le motif est imprimé sur un très fin calque adhésif, positionné puis collé.
La rosace est ensuite percée. De nombreux luthiers effectuent ce travail au scalpel (X-acto) seul. Sur cette rosace très fine, je procède autrement : perçage au foret à main et au ciseau fin, finition à la lime. C'est long (une trentaine d'heures) mais propre.
Et voilà.
Le calque est éliminé par ponçage, puis la rosace est ciselée : entrelacs, feuilles évidées, liseré
3 - barrage de la table
Le luth est un original : son barrage a les cernes à plat, contrairement aux instruments modernes, qui ont le barrage avec les cernes verticaux. Le barrage peut donc se tirer d'une table brute.
Montage à blanc :
Les barres qui seront visibles sous la rosace sont teintes en noir.
Les barres sont amenées à bonne hauteur, affinées en ogive, et les extrémités profilées.
4 - réalisation et pose du chevalet
Le chevalet se réalise sans difficulté, en poirier teint en noir, fixé par une couche légère de gomme-laque.
Le chevalet est positionné par deux traits de crayons et collé à la colle de peau. Le chevalet se situe 2 mm au-delà du diapason, non pas pour des raisons de compensation, mais parce que le nœud de la corde sur le chevalet fera débuter la longueur effectivement vibrante de la corde à ce niveau.
Et voilà.












































































Le moule du luth, totalement tridimensionnel, est un peu plus compliqué à réaliser.
















La table d'harmonie de la Martin est réalisée de façon classique : jointage et collage des demi-tables, rabotage à épaisseur, incrustation de la rosace, pose du barrage.

























