8e jour.

1 - mise en forme du chevalet

Le chevalet est sculpté dans un bloc d'ébène, un travail lent mais passionnant ! Pour plus de facilité, il est collé au ruban adhésif double face sur un support.

Le logement du sillet est tout d'abord façonné à la défonceuse :


Nous pouvons aussi percer les trous de chevilles, que nous avons repérés hier :


Les autres surfaces du chevalet ne sont pas fonctionnelles ; elles peuvent être sculptées au ciseau, à la lime et à la râpe, en s'inspirant du plan :

Comme pour le manche, toutes les surfaces arrondies se forment par une succession de plans, dont on abat ensuite les arêtes :

On abat ensuite à la râpe demi-ronde fine les " moustaches " de part et d'autre du chevalet.


Encore du ponçage et voici notre chevalet terminé :

2  - collage du chevalet

La position du chevalet a été calculée hier et repérée au crayon sur la table. Son contour est détouré au ruban adhésif, afin de ne pas tacher la table :


A la place des pointes enfoncées la veille, nous perçons à 3 mm et insérons de petites piges en bois qui permettront de caler le chevalet lors du collage et l'empêcheront de glisser de sa position :

Montage à blanc... tout roule ? On colle !


Note : de nombreux luthiers ne collent le chevalet qu'une fois l'instrument fini et verni. Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients : en gros, c'est accessibilité des serre-joints contre précision.

3 - collage de la table

Avant de coller la table, on biseaute les contre-éclisses à la gouge. C'est plus propre et on gagne un peu de poids :

Le collage de la table est nécessairement précédé d'un soigneux montage à blanc. Le collage se fait sur un gabarit qui assure l'alignement (droite-gauche) et l'inclinaison (haut-bas) du manche par rapport au corps de l'instrument. Différents repères (fléchés sur la photos) permettent de vérifier le bon alignement.

Le collage se fait à la colle d'os, dont la réversibilité sera utile en cas d'accident qui nécessiterait un détablage.