L'Eurovéloroute 6, de Nantes à Budapest, recoupe l'itinéraire du Latourex de Chalons-sur-Saône à Mulhouse. Le balisage le long du trajet tutoie la perfection et se perdre est quasiment impossible, malgré la distance.

Les quelques parties qui ne longent pas les voies d'eau (canal ou Doubs) , sont également bien balisées et passent par des petites départementales ou des villages. Quelques côtes parfois prononcées, mais toujours courtes et récompensées par une descente.


Plus loin dans le département du Doubs, la piste est large, déserte et complètement superbe. Dans l'après-midi, quelques orages courts mais violents se succèdent à un rythme particulièrement chiant d'un toutes les heures environ, mais le ciré Kronenbourg d'Anaïs fait parfaitement son office. Quand au bas, il sèche suffisamment vite : le pantalon de pluie reste, lui, dans les sacoches.

Je passe aussi vers Pompierre, où la ligne SNCF de Strasbourg à Lyon qui longe le Doubs, offre à ses passagers attentifs des paysages superbes et très éloignés du monde de la "grande" vitesse.

Arrivée à Besançon chez les cousins vers 20 heures et 155 km, et la suite du parcours s'annonce alléchante avec le tunnel fluvial sous la citadelle et les nombreuses friches industrielles le long de la Saône.